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Fondée au XIème
siècle,la ville de salé connut un véritable essor
urbain aux époques almohades(XIIème siècle) et
mérinides (du XIVème siècle), du fait de sa position
stratégique sur les voies de terre reliant Fès à
Marrakech et grâce à son port, centre d’échanges
entre l’Europe et le Maroc. L’activité commerciale
de Salé qui se maintint pendant tout le XVIIIème siècle,
lui permit d’étendre son influence dans le pays jusque
dans des régions très éloignées.Au
XVIIème siècle, l’arrivée des réfugiés
musulmans d’Espagne donna un nouveau souffle à la cité
et crée une rivalité avec la ville toute voisine de
Rabat. A cette époque là
Salé fut célèbre surtout par son intense activité
maritime. Avec le XIXème siècle s’annonce la fin
du rôle commerciale prépondérant dont jouissait
la ville et Salé s’enferma sur elle-même et demeura
au cours du XIXème et pendant l’époque du protectorat
français un haut lieu de culture et de la vie religieuse.
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L’essor de la ville et son organisation sont intimement liées
aux évènements historiques qu’elle a vécu
au cours des siècles. Entourée par une enceinte qui
s’étend sur 4,5 km et délimite une superficie
de 90 h, l’espace urbain s’est développé
d’ouest en est à partir des principales institutions
religieuses. En plus des remparts, Salé renferme plusieurs
monuments historiques notamment la grande mosquée almohade
construite par Ya’coub el Mansour en 1196 J-C.., la medersa
édifiée en 1341 J-C. sous le règne mérinide
par abou el Hassan -oeuvre d’art et d’architecture andalous-maghrébins-,
Zawiya Noussak,(édifice confrérique extra-muros, construit
par l’initiative du Sulltan mérinide Abou Inan) et Sour
el Aqouass : aqueduc d’approvisionnement en eau de la ville
qui compte parmi les ouvrages d’utilité publique les
plus importants de la cité. En plus de ces bâtiments
publics, Salé recèle un riche patrimoine architectural
domestique qui apparaît à travers les nombreuses maisons
et demeures de la ville.
L’enceinte
de Salé compte parmi les ouvrages défensifs
islamiques les plus anciens du Maroc. C’est une ligne de remparts
flanquée par des tours barlongues et ponctuée par des
portes urbaines dans la pure tradition des enceintes médiévales
de l’occident musulman. Ses principales portes sont : Bab
Maalaq, Bab Jdid, Bab sidi Bou Haja (au sud) Bab Ferran qui,
donne accès à l’ancien arsenal (Dar es-Sanaa),
Bab Fés dit aussi Bab Khmiss, Bab
sebta, et Bab Chaafa. Ces deux derniers assuraient la communication
de la ville avec son arrière pays. |

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