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mosquée, des boutiques et des moulins. En 1286 Abou Youssef
Ya’coub le Mérinide fit construire la Qasba de Tétouan
qui a été utilisée comme base militaire pour
le siège de Sebta. Et en 1307, nous rapportent les historiens,
Abou Tabit Emir mérinide fit construire un grand faubourg autours
de cette Qasba qui a été bâti par son prédécesseur.
Il s’avère par la suite qu’aux environ de 1437
la ville a été détruite, probablement par les
Portugais de Sebta, elle reste ruinée et abandonnée
jusqu’à la fin du XV ème siècle où
elle fut reconstruite à nouveau.
Selon de nombreuses sources historiques, la reconstruction de la ville
de Tétouan devrait se situer vers 1492-93, juste après
la chute de Grenade. Elle était l’oeuvre d’Abou
Al Hassan Ali Al Mandari un réfugié andalou de la région
de Grenade. Selon ces informations la ville de Tétouan avait
participé à côté de Chefchaouen dans un
combat contre Sebta en 1487, et qui a conduit à la capture
de son gouverneur.
Juste après sa reconstruction en 1493 et au moment où
toutes les villes de la côte méditerranéenne étaient
occupées par les Portugais et les Espagnols, la ville de Tétouan
était devenue à la fois une base du Jihad, un centre
de négoce et un foyer de piraterie parmi les plus renommés
dans le bassin méditerranéen.
Parallèlement à ces activités, la ville continuait
à attirer d’autres flux migratoires d’origine andalouse
et allait connaître un grand développement urbain qui
s’est traduit par la création de nouveaux quartiers qui
se sont greffés au premier noyau formé de Hay Al-Balad
et la Qasba de Sidi Al-Mandri.
La médina de Tétouan qui, dans sa trame urbaine comme
dans l’interprétation architecturale de ses édifices,
reflète une notion de tolérance religieuse et culturelle
parmi les plus grandes au Maroc, représente aujourd’hui
un héritage culturel humain qui conjugue à la fois des
siècles d’histoire et surtout des structures socio-économiques
et des modes d’organisation de l’espace qui trouvent leurs
références dans la cité islamique traditionnelle
de l’occident musulman et surtout de l’Andalousie musulmane.
La médina de Tétouan s’étend sur une superficie
de 50 hectares et se ferme à l’intérieur d’une
muraille historique dont le périmètre est estimé
à 5000m2. C’est un espace urbain complexe qui reflète
la complexité même de la vie et ses activités
; ville à la fois militaire, religieuse et mystique, ville
commerçante et enfin diplomatique à un certain temps,
ce centre historique se caractérise malgré tout par
la simplicité et la fragilité de son patrimoine architectural
et de son paysage urbain, c’est surtout un site à une
échelle humaine, il se caractérise surtout par le traitement
que par le volume de ses monuments.
L’enceinte :
La médina de Tétouan est entourée d’une
enceinte qui fait 5 Km de périmètre, son épaisseur
est de 1.20 m. La hauteur depuis la base jusqu’au sommet des
merlons varie entre 7 et 5 mètres suivant la topographie des
lieux. L’entrée à la médina s’effectue
par les sept portes qui percent cette enceinte de tous les côtés.
La construction de cette enceinte s’est effectuée sur
plusieurs étapes entre le XV ème et le XVIII ème
siècles.
Kasaba de Sidi al-Mandri Elle domine l’angle Nord-Ouest de la
ville primitive. Cet emplacement lui permettait de contrôler
tous les accès à partir d’un mirador qui surélève
un bastion. L’ensemble des monuments qui forment la Qasba dite
de Sidi al-Mandri a été construit à la fin du
XV ème siècle lors la reconstruction de la médina
de Tétouan. Formée d’une forteresse, d’une
mosquée cathédrale, d’une maison et d’un
petit Hamam. Cette Qasba constituait, jadis, le siège d’un
pouvoir politique un Ribat et une forteresse militaire et aussi un
lieu d’habitat pour le fondateur et ses proches.
La Qasba de Jbel Dersa
: Elle existe sur Jbel Dersa au nord de la médina
les restes d’une Qasba qui est mentionnée dans les textes
historiques, que les habitants appellent al-Kasaba. Cette citadelle
dont on ignore la chronologie, pourrait être la Qasba du XIII
ème siècle que le souverain Mérinide avait construit
pour le siège de Sebta qui était entre les mains des
Bani al-Ahmar de Grenade.
Hisn Sqala
Est un ouvrage fortifié, une batterie qui flanque la porte
dite Bab al-Oqla ou porte de la mer. Cet ouvrage fut construit pendant
la première moitié du XIX ème siècle sur
ordre du sultan alaouite Moulay Abderahmane
La grande mpsquée (Djama’l-Kbir ) Située au quartier
al-Balad à proximité du Mellah al-Bali au centre de
la médina, cette mosquée a été construite
par ordre du Sultan Moulay Solayman en 1808 comme l’indiquent
les textes historiques et une inscription de datation reprise sur
la porte principale du monument.
Mosquée al Bâcha.
La mosquée dite Djama’ al Bâcha située au
Mechouar près du palais royal. Elle fut construite vers 1737-1738
par ordre du gouverneur de Tétouan et Tanger Ahmed Er-Rifi.
Fontaine Bab al-Okla. La ville de Tétouan abrite plus d’une
vingtaine de fontaines murales qui constituent des points d’approvisionnement
en eau à la fois pour les habitants de la ville ainsi que pour
les visiteurs. Parmi les fontaines les plus belles par leur décor
en zellige et leur aspect architectural décoratif on cite entre
autre la fontaine qui donne face à l’entrée de
la porte dite Bab al-Okla. Cette fontaine fut construite, comme l’indique
une inscription gravée sur la frise en zellige qui surplombe
son bassin, par le Caïd gouverneur de la ville Mohamed Loukache
au milieu du XVIII ème siècle.
Foundouk al-Lebbadi.
Ce Foundouk se trouve à Avenue Sidi Talha, perçant le
tronçon ouest de l’enceinte. C’est un équipement
socio-économique qui servait comme dépôt, étable
et lieu d’hébergement pour les commerçants qui
fréquentent la ville surtout autant le jour du Souk hebdomadaire.
Cet édifice qui garde encore sa fonction initiale fut construit
fort probablement au XVIII ème siècle.
Demeures historiques
de Tétouan. La médina de Tétouan
compte un nombre important de grandes demeures traditionnelles qui
traduisent le degré de développement de l’architecture
domestique et dans cette ville dite fille de Grenade.
Parmi ces demeures somptueuses on peut citer d’exemple de
la maison Lebbadi qui peut être visitée.
Demeure du XIX ème siècle, elle appartenait au Pacha
Lebbadi et elle est implantée dans le plus vieux noyau de la
médina, ayant perdue sa fonction d’habitat, cette demeure
a été convertie en palais des fêtes.
La medersa et la mosquée
dite « de loukach »: La medersa ainsi que
la mosquée qui s’y accole furent construites en 1758
par les soins du Caid Omar Loukach sur ordre du Sultan alaouite Sidi
Mohamed Ibn Abdellah.
La medersa a été construite pour servir de pension pour
le logement des étudiants venus essentiellement des régions
environnantes pour suivre des études en théologie dans
les différentes mosquées de la médina notamment
la grande mosquée. |