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En réponse à un article de l’Economiste « Le SIEL : un grand moment culturel »

Ce billet a été écrit en réponse à un article paru dans l’édition du lundi 20 février 2017 de l’Economiste, sur le Salon international de l’édition et du livre de Casablanca.

L’Economiste ayant jugé qu’il n’était pas possible de le publier, j’ai demandé à Al-Bayane de bien vouloir le faire paraître sur se colonnes.

Il va sans dire que ce billet ne visait en aucun cas l’Economiste, institution de presse respectable, mais le contenu tendancieux et infondé de cet article qui nécessitait une mise au point.  

                                                                                              M.A.S

Quand on n’aime ni le livre ni le fêter avec les autres, nul besoin était de se déplacer au Salon international de l’édition et du livre -SIEL- de Casablanca.

C’est du moins l’impression qui ressort de l’article paru en page culture de l’Economiste du lundi 20 février dernier, signé A. Bo (un certain Amine Boushaba semble-t-il).

La culture dans le confort de l’entre-soi, des ambiances feutrées, des lambris des grands hôtels est un choix, respectable bien que discutable, celui de la culture élitiste, loin de la « populace ».

Mais ce choix n’est pas le nôtre. Ce n’est pas celui du Maroc culturel qui a eu l’ambition de se rapprocher des citoyennes et des citoyens, y compris les plus défavorisés ou dans les régions les plus reculées.

Comment peut-on honnêtement prétendre que le SIEL ce sont «les barbus et le souk », «la littérature extrémiste », les « animations cacophoniques » et s’arroger le droit de parler au nom des professionnels du secteur pour exprimer le « ras-le-bol des libraires, des éditeurs et des auteurs ».

Autant de titres et de sous-titres d’un article qui foisonne de contre-vérités, loin de toute déontologie journalistique.

Ras-le-bol, vous dites. Oui, ras-le-bol de tous ces plumitifs qui comblent leur manque de professionnalisme par le dénigrement systématique, souvent injuste et injustifié, parce que ça fait bien, que c’est dans l’air du temps…

Non, le SIEL n’est pas ce que vous prétendez. Ce Salon est une magnifique occasion de célébrer nos écrivains, nos éditeurs et tous les professionnels du livre, dans une fête résolument populaire portant les valeurs de partage, de tolérance et de citoyenneté et dans une ouverture toujours plus grande sur les cultures du monde.

Les centaines de conférences et de rencontres, la centaine de milliers de titres, dans la diversité des genres, des langues et des domaines d’intérêt, les rencontres professionnelles, l’ouverture sur l’Afrique centrale, sur le monde et ses cultures, la qualité et la diversité des visiteurs, etc., sont autant de faits qui prouvent que le SIEL est un grand moment culturel, à mille lieux des clichés réducteurs et déformants que quelques esprits chagrins ne cessent de dresser.

Nous sommes tout à fait conscients des nécessaires avancées à réaliser, aussi bien au niveau du Salon que de l’action culturelle plus généralement, mais le Maroc culturel a besoin d’être soutenu, accompagné, reconnu dans ses efforts, éclairé sur ses insuffisances, en plaçant la culture au-delà des contingences politiciennes et des partis pris subjectifs.

                           

Mohammed Amine Sbihi

Ministre de la Culture  

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