Fouad Bellamine

© Minstère de la culture - 2003

Fouad Bellamine expose à la galerie nationale Bab Rouah du 3 au 30 décembre 2004

Le ministère de la culture organise à la galerie nationale Bab Rouah (Rabat), du 3 au 30 décembre 2004, une exposition des travaux récents de l’artiste peintre Fouad Bellamine.
A cette occasion, un ensemble de grandes toiles placées sous le signe d’un dialogue personnel du peintre avec le geste pictural à travers l’histoire seront montrées pour la première fois au public.
Cette exposition se singularise également par la présentation de travaux inspirés par l’actualité la plus brûlante : un polyptique de neuf pièces sur le thème du bombardement américain de la ville de Bagdad en avril 2003, et une grande toile suscitée par la tragédie du 16 mai à Casablanca.
Un catalogue inédit accompagnera l’exposition .Introduit par un texte de la critique Nadine Descendre. Ce riche document de 92 pages comportera en particulier un entretien du peintre avec l’écrivain Edmond Amrane El Maleh ainsi qu’une réflexion de l’écrivain Abdelwahhab Meddeb autour du traitement par l’artiste du thème de la violence et du terrorisme.

  Fouad Bellamine

Né le 28-11- 1950 à Fès

 


Formation :

Ecole primaire et secondaire à Fès
1967 - Ecole des Arts Appliqués, Casablanca
1970 - Diplômé en arts Graphiques Publicitaires
1972 - Professeur d’Arts Plastiques au secondaire, Rabat
1975 - Détaché auprès de la Télévision Scolaire (Dessin d’animation)
1982 - Chargé de cours à l’Ecole Nationale d’Architecture, Rabat
1983 - Boursier de l’Etat Français, séjour à la cité des Arts, Paris
1984 – Cycle spécial d’Arts Plastiques, Rabat
1985 – D.E.A en Histoire et Théorie de l’Art, Université Paris VIII
Prépare une thèse de 3ème cycle sur le thème du « Concept de la muralité dans la peinture contemporaine »
1987 - Chargé de cours à l’Université de Paris VIII
1989 - Professeur d’Histoire de l’Art et d’Expression Plastique au Centre Pédagogique Régional de Rabat
1996 - Bourse de recherche pour six mois à Paris (Atelier Rue de Sèvre)
          - Chevalier des Arts et des Lettres de l’Etat Français
2004 - Professeur Formateur au CPR de Rabat, membre de la commission permanente des programmes du Ministère de l’Education Nationale

Principales Expositions personnelles :

1972 : Galerie la Découverte, Rabat
1974 : Galerie Nationale Bab Rouah, Rabat
1975 : Galerie Structure B.S, Rabat
1978 : Galerie L’Atelier, Rabat
1979 : Galerie Nadar, Casablanca
1980 : Galerie Med’A Mothi, Montpellier, France Atelier 4, Sens, France
1982 : Musée des Oudayas, Rabat
1985 : Galerie Jean-Yves Noblet, Paris
          - Galerie Jean-Yves Noblet, Grenoble
          - Galerie choses vues, Valence, France
          - Galerie Passages, Troyes, France
1986 : Musée du Batha, Fès
          - Galerie Nadar, Casablanca
1987 : Galerie Nikki Diana Marquard, Paris
1989 : Galerie Etienne Dinet, Paris
1992 : Musée d’art contemporain Mukha, Belgique
1993 : Galerie Meltem, Casablanca
1995 : Instituts français de Casablanca, Tanger, Rabat, Marrakech, Tétouan
2002-2003 : « Leçons de Peinture » Espace Abdellah Karroum Appt 22 Rabat
2004 : Galerie Nationale Bab Rouah Rabat


Principales Expositions Collectives :

1974 : Exposition de peinture contemporaine marocaine Dakar, Sénégal
1975 : Exposition Nationale AMAP, Marrakech, Rabat, Meknès, Fès
1976 : Peinture Contemporaine Marocaine, Tunis
1977 : Peintres Marocains, maison du Maroc, Paris
          - IIème biennale Arabe, Musé des Oudayas, Rabat
          - 5 peintres marocains, Milan, Italie
          - Petits Formats, Galerie l’Atelier, Rabat
          - Artistes Internationaux pour la Palestine, Beyrouth, Liban
          - peinture contemporaine marocaine, Bruxelles
1979 : VIIème biennale de dessins, Rijeka, Yougoslavie
          - «Huit années de peintures », Galerie L’Atelier, Essaouira
          - «Confrontation arts traditionnels et arts contemporains», Faculté des Lettres, Fès
          - Exposition d’art contemporain arabe, Musé d’Art Moderne, Tunis
1981 : « La peinture marocaine », Galerie de la bibliothèque municipale, Bordeaux
          - Festival d’Essaouira (Commissariat Miloudi)
          - « Dix années de la Galerie l’Atelier », Galerie Nationale Bab Rouah, Rabat
1982 : XIIème bienale de Paris, l’Arc, Paris
          - Exposition collective, Galerie Alif-Ba, Casablanca
          - « Peintres et Architectes », Musée des Oudayas, Rabat

1983 : Exposition marocaine, Disney Hall, Californie, U.S.A
          - « Semaine Culturelle Marocaine », Koweit
          - « Petits Formats », Galerie Nadar et Alif Ba, Casablanca
1984 : - « Ateliers de l’Ourcq », Paris
1985 : Présences marocaines, Musée de Peinture, Grenoble, France
          - « Galerie L’Atelier », Fondation Hébert-d’Uckerman, Grenoble, France
          - Galerie Nikki Diana Marquardt, Paris
1986 : Salon de Montrouge, Paris
          - Salon Comparaison Grand Palais, Paris
          - Peinture Marocaine, Lisbonne, Porto et Faro, Portugal
          - « Tendances de L’Art Contemporain Actuel, 100 ans de Mercedes », Paris, Lyon, Lille, Nice, Marseille et Bordeaux.
          - « Intensité nomades » musée Fabre, Montpellier - Galerie Bab Rouah, Rabat et Galerie Yahia, Tunis.
1987 : Biennale de São Paulo, Brésil
          - « Aspects de la peinture contemporaine marocaine », musée de Beaux-Arts d’Ixelles, Bruxelles - Musée Provincial d’Ostende, Salle           Saint-Georges, Liège, Belgique.
          - « La peinture marocaine au rendez-vous de l’histoire », Wafabank, Casablanca.
          - « Présences marocaines », le Caire et Alexandrie, Egypte.
1988 : « Peinture marocaine contemporaine », Centre Culturel El Conde Duque, Madrid, Espagne ; Bab Rouah, Rabat - Galerie Almada           Negreiros - Lisbonne, Portugal.
          - « Art pour l’Afrique », Musée d’Afrique et d’Océanie, Paris
1989 : Almunecar, Espagne
          - Galerie Etienne Dinet, Paris
          - « Peinture Maghrébine, Casablanca, Tunis, Tripolis et Nouakchott
1990 : « Il Sud Del Mondo », Galleria Civica d’Arte Contemporanea ‘ F. Pizzo’, Italie,
          - «50 artistes pour le 25ème anniversaire de la Cité Internationale des Arts », salle Saint-Jean, Hôtel de Ville, Paris
          - « 20 ans de la Galerie L’Atelier », Rabat
1991 : Galerie IPSOS, avec Kacimi et BelKahia, Bruxelles, Belgique
          - Tondo, organisée par le centre culturel de l’Yonne à Auxerre, à l’Abbaye Saint- Germain, et à Avallon à la Collégiale Saint-Lazare
1992 : « Peintres Du Maghreb », Saint-Jacques-de-Compostelle - Madrid, Espagne et musée de Gand, Belgique
1995 : « La peinture marocaine dans les collections françaises », BMCE, Paris
          - « Casablanca, fragments d’imaginaires », Institut Français de Casablanca, Edimbourg, Grande-Bretagne
1997 : « Présences plastique », Hôpital des enfants malades, Rabat
          - 6ème biennale d’Alexandrie, Egypte
          - « Itinérances Art Contemporain Marocain, la question de la critique d’art » Université Toulouse le Mirail, Toulouse, France
1998 : « Exposition pour l’Algérie», Galerie Nikki Diana Marquart, Paris
          - Festival des musiques sacrées de Fès
1999 : «Année du Maroc en France », exposition des anciens résidents marocains de la Cité Internationale des Arts, Paris
          - Peintres Marocains, Palma de Majorque, Barcelone et Valence, Espagne
2000 : Art contemporain du Maroc, Institut Catalan Méditerranéen, Barcelone, Espagne
          - «Tawasul », quatre peintres marocains et quatre peintres espagnols, Galerie Bab Rouah, Bab El Kebir, Rabat, et Villa des Arts,
          Casablanca – Centre d’art contemporain, Séville, Espagne – 2001- Hommage « Adonis », Institut français, Tanger, Maroc.
2001 : « Tawasul », Maison de Madrid, Barcelone, Espagne- cercle des beaux arts, Madrid, Espagne
          - « Peintres du Maroc », Université polytechnique de Valence, Espagne
          - Installation « L’eau », Villa des Arts, Musée ONA, Casablanca
          - Parcours d’artistes, Rabat
          - Ateliers Arabes, Galerie Ajial, Beyrouth, Liban
          - Mouna Attassi, Damas, Syrie
          - « Sculptures sur Glace » Québec, Canada
2002 : - Installation « Jean Genet », Villa des Arts, Casablanca – Greniers Moulay Ismail, Meknès
          - La magie du Maroc, Musée des Beaux-Arts Kerava, Finlande
          - Fondation Kinda, Institut du Monde Arabe, Paris et Espace Actua, Casablanca….
2003 : « Bagdad mountain » Espace Actua, Casablanca, Galerie Bab El Kebir, Rabat
          - « Beyond the Myth » Art contemporain marocain, Galerie Brunei, Londres
          - « Regard sur l’art contemporain marocain », Lycée Descartes, Rabat
          - « Hommage à Mohammed Kacimi », Galerie Bab Rouah. Rabat
2004 : « Visions actuelles », Université Al Akhawayn, Ifrane
          - Forum International d’Art Contemporain. Doubay.

Principales acquisitions et collections publiques :

1985- Musée de l’Institut du monde arabe, Paris, France
         - Parlement Marocain
1986- Fonds national d’art contemporain, France
         - Fonds national d’art contemporain,
Ministère de la culture, Maroc
1987- Musée d’art moderne de la ville de Paris
         - Musée d’Afrique et d’Océanie, Paris
         - BCM, siège de Casablanca
1989- Musée d’Art Contemporain, Tanger
1990- Fonds National d’Art Contemporain, France
1991-Musée de l’Institut du monde arabe, Paris, France
         - Banque Populaire, siège de Casablanca
         - Royal Air Maroc, direction, Casablanca
         - Fondation ONA, Casablanca
1994
- Bibliothèque Nationale, Paris
1996 – Instituts Français de Rabat et Casablanca
2001- Crédit Agricole, siège de Rabat
2002- Fondation Kinda
         - SGMB, siège de Casablanca
         - Palais des congrès Skhrirat
2003 - Ministère de l’Education Nationale marocain

 

ITINERAIRE DE L’ARTISTE

« Le pays natal n’est pas une géographie.
C’est un souvenir vrai, une émotion qui a sensation d’une matière, d’une couleur, d’une lumière, d’une musique, d’une sécheresse ou d’un vent… »
1.

Fouad Bellamine naît à Fès le 28 Novembre 1950. De son enfance dans la médina de Fès il garde un rapport particulier à la lumière, aux murs et à l’architecture qu’ils cernent. Toute son œuvre porte la marque de ses traces.
L’univers de la création se découvre à lui précocement. Né au sein d’une famille d’artisans traditionnels, il est « initié » à l’esthétique par des voies insoupçonnables : son père était un talentueux peintre du dimanche (il peignait des paysages dans la campagne de Fès) son grand-père était non seulement passionné de « Melhoun » mais avait pour métier le tissage de la soie. Fouad Bellamine se rappelle que celui-ci faisait sécher ses pelotes de fil de soie sur un support en roseau et ce rituel était une occasion de moments contemplatifs précieux : la lumière faisait chanter les couleurs de la soie. Ce lignage l’installe dans une familiarité avec le manuel, la couleur, la teinture. Très tôt fasciné par les grands peintres, il se confectionne « son musée imaginaire » à partir d’illustrations de peinture subrepticement découpées dans le Larousse familial. Au terme de ses études secondaires, il quitte Fès pour l’Ecole des Arts Appliqués de Casablanca en 1967.

C’est en 1972 et à seulement vingt et un ans, que Fouad Bellamine expose pour la première fois à la galerie «La Découverte» de Rabat. Il y montre des travaux placés sous le signe du paysagisme abstrait. En effet, Fouad Bellamine manifeste à cette époque une curiosité boulimique pour tout ce qui touche à la peinture. Il voue une admiration particulière à Nicolas de Staël.
En 1974, il expose à la galerie Bab Rouah.

Pendant la décennie soixante dix, Fouad Bellamine est hanté par la recherche et l’exploration, aussi bien au plan théorique que pratique. Il suit avec attention les débats autour de la peinture au Maroc mais également en Occident. C’est une époque d’intenses dialogues avec différents matériaux et médiums: aucune approche n’est négligée. Il manipule de la peinture, des feutres, des encres indigo sur des supports aussi divers que le papier, le bois et le textile. Toutes les matières et textures sont passées au crible de sa curiosité. L’accès à la toile est frontal, marqué par une constante : l’horizontalité. Il se construit alors son propre langage plastique et un rapport très personnel à la lumière et à l’espace.

Il se plaît aussi à réaliser des installations inattendues, très dépouillées (en effet, Bellamine est déjà préoccupé par l’abandon de la toile et du support pour se livrer à des travaux tenant compte de l’espace total, à savoir le mur, le sol, le plafond et le cube, lieu d’exposition, devient alors le réceptacle. Et en même temps partie composante et intégrante de l’œuvre). A la fin des années soixante dix, la sérialité est déjà présente dans son œuvre, définie par un minimalisme affirmé.

A cette époque, où l’identité et la spécificité faisaient l’objet de débats permanents entre intellectuels et artistes, Fouad Bellamine entend assumer une identité qu’il sait plurielle et s’insurge contre ce qu’il perçoit comme un dangereux réductionnisme. Il prend alors ses distances par rapport au discours ambiant et clame son désir d’ouverture sur le monde et la modernité. « Il n’y pas de peinture marocaine, dira-t-il quelques années plus tard, il n’y a que des peintres marocains. ».

Cet itinéraire amène progressivement l’artiste à concevoir l’acte de peindre comme liberté de l’être et affirmation du geste, du corps et de soi.

En 1980, l’artiste monte sa première exposition personnelle à la galerie « Medamothi» à Montpellier où Bernard Teulon Nouailles 2 salue dans l’installation de Fouad Bellamine «L’éloge de l’horizontale».

En 1982, Fouad Bellamine est invité à la douzième Biennale de Paris où il montre une pièce de huit mètres, à même le sol, au Musée d’Art Moderne, pièce qui attire l’attention de la critique spécialisée.
Otto Hahn dans l’hebdomadaire L’Express souligne que « Dans l’éclectisme de bon aloi qui domine quelques personnalités se remarquent : le Hongrois Gabor Zaborszky, le Marocain Fouad Bellamine, l’Allemand Artmunt Neümann, l’Autrichien Alfred Klinkan. Et le Français Jean-Charles Blais…. ».

L’année 1983 marque un tournant important dans la vie de l’artiste : l’obtention d’une bourse de l’Etat français lui permet de mettre à profit un long exil volontaire à Paris pour entamer une carrière internationale, exil qui ne s’achève qu’en 1989. Ce départ vers un ailleurs revêt une signification particulière : en quittant le pays natal, l’artiste abandonne le corset de la tradition et de la mémoire. Ce voyage devient ouverture et affranchissement.

A Paris, Il réside à la Cité Internationale des Arts où il s’investit entièrement dans sa peinture. Plusieurs horizons s’offrent à lui. C’est le début de sa carrière internationale.
Il choisit de compléter sa formation universitaire en préparant un DEA en Histoire et Théorie de l’Art à l’Université Paris VIII et une thèse de 3ème cycle sur le « Concept de muralité dans la peinture contemporaine » et de vivre l’expérience de chargé de cours au sein de cette même Université.

Plusieurs expositions internationales collectives lui offrent l’opportunité de rencontres et de dialogues avec des artistes du monde entier:

« L’arc ouvre mais sur quoi, Sur qui ? N’est pas « l’ouvert sur le rien » dont parle Edmond Jabès ? Le vide est ici, comme dans toute la peinture chinoise, un principe actif, dynamique, le lieu où s’engendre une forme toujours irréalisée et incertaine de ses limites… »3

C’est dans la galerie « Jean-Yves Noblet » (Paris et Grenoble), puis dans la galerie« Nikki Diana Marquardt » (Paris) que Fouad Bellamine s’expose au public parisien. La critique est positive. C’est la période dite des « Arches parisiennes ». Durant toute cette période (1980-1990), le peintre se concentre sur « la distribution du geste et l’expérience de l’espace ». L’horizontalité et la verticalité se conjuguent pour créer une nouvelle inscription. Baptisée indifféremment arc, arche, voûte ou ogive, tout le corps participe à la création par le geste fondateur d’espace, et de lumière. La rupture est consommée dans une trace flexible où la mémoire est toujours présente.

« Par accumulation de gestes, recouvrements, superpositions des couches, des traînées, des coulures, des coups de peinture (cette répétition est essentielle car elle fonde le rituel de peindre) qui cernent et évident au fur et à mesure le « vide » central, il force la réversibilité du temps et de l’espace, confond leurs dimensions, leurs qualités effectives: il construit un espace avec du temps, par la peinture.

Il les démesure dans la forme émergente parallélépipédique. Il les ramène du fond de la toile comme l’avant scène de la peinture … »4

L’artiste inaugure la décennie 90 par les toiles dites « Tables des Dieux », caractéristique de la création d’espaces scéniques. Il peut alors parler d’une véritable mise en scène, d’une théâtralité, de l’espace et de sa peinture.

Mais Fouad Bellamine est aussi un artiste qui n’hésite pas à mettre sa notoriété au service de la cause picturale. Dès son retour au Maroc, il s’investit dans l’enseignement et la formation. Préoccupé par l’absence d’une réelle politique culturelle contemporaine, d’absence d’institutions culturelles et d’espaces d’exposition, il contribue à la formation des enseignants en Arts Plastiques comme professeur d’Histoire de l’Art et d’expression plastique au Centre Pédagogique Régional de Rabat. Il ne ménage aucun effort non plus pour créer des opportunités d’ouverture et de dialogue avec d’autres artistes.

Fouad Bellamine n’hésite pas à se faire «artiste commissaire» d’expositions d’Art Contemporain pour présenter des œuvres de qualité ici et ailleurs (Exposition « Carte Blanche » à la Villa des Arts de Casablanca en I996, et « Double Abstraction » à Dar Mrini à Rabat en 2001 …).

C’est dans le même souci pédagogique d’une meilleure diffusion de l’art contemporain et d’une plus grande accessibilité aux œuvres d’art, que Fouad Bellamine initie, en 1997, dans un cadre associatif (l’Association des Amis des Arts), la création d’une collection permanente d’Art Contemporain (« Présences Plastiques ») à l’Hôpital d’Enfants de Rabat, première expérience du genre au Maroc.

« Les répétitions du geste nous adressent un autre avertissement : le tableau ne s’achève pas au moment où s’arrête la description .Tout ce qui en est décrit ne fait que l’inachevé. Seule la peinture a le pouvoir de décider du moment auquel elle se prêtera à d’autres regards que celui du peintre… »

Depuis la fin des années quatre vingt dix, et jusqu’à ce jour, Fouad Bellamine continue à exalter le geste dans sa peinture, dans une « monumentalité gestuelle » structurante et architecturale. La sérialité dont il ne se départit plus est une occasion d’explorations successives de l’espace, des textures et de clins d’oeils à l’histoire de l’art. L’artiste est toujours curieux et à la quête de tout ce qui fait œuvre ici et ailleurs. Il n’a jamais arrêté de prôner ni la modernité ni l’ouverture. Il ne cesse d’encourager l’initiation aux expressions artistiques sous toutes leurs formes au Maroc et ailleurs.

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1
Alain Macaire, in « Fouad Bellamine, le mur ébloui », revue « Canal »1985
2 Bernard Teulon Nouailles, in catalogue « A l’horizon, le mur de l’horizon »
3 Christine Buci-Gluksmann, in catalogue « Exposition Fouad Bellamine », Galerie Nikki Diana Marquardt, Paris
4 Alain Macaire, in Bellamine, BelKahia, Cherkaoui et Kacimi catalogue de l’Institut du Monde Arabe