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Le Festival Melhoun
septembre 2003
Le Festival du Melhoun est organisé
chaque année à Errachidia, Erfoud et Rissani.
en partenariat avec la province d'Errachidia.
Le programme présentera cette année
- Une sélection des meilleures
troupes de
- Salé
- Meknès
- Fès
- Azemmour
- Taroudant
- Marrakech
- Errachidia
- Erfoud
- La troupe Jil Jillala
- Un concours national de Melhoun
pour les jeunes de moins de 18 ans
- Des lectures de poésie
du Melhoun
- Une rencontre entre musiciens
du Melhoun.
- Une table ronde autour du thème
«le rapport du Melhoun avec le théâtre ».
AL-MALHOUN
Le malhoun est la plus élaborée
des formes de versification en arabe dialectal marocain. C'est
un vaste répertoire de poèmes que perpétue
une tradition de chants et de manuscrits, et qui, au fil des
siècles, s'est distingué par ses prouesses poétiques
et métriques.
Le centre premier du malhun, est, de l’avis des spécialistes,
la région du tafilalet. De là sont issus les grands
poètes qui, en émigrant vers les grandes villes
du Maroc, permirent au malhûn de rayonner et de se développer
avec le soutien d'un corps d’artisans et de métiers
d'art mais aussi avec le contact des autres arts citadins.
La rencontre du malhoun avec le zajal andalou, le muwashah et
la poésie classique le fit progresser : il développa
de nouveaux thèmes, de nouveaux mètres et rythmes
et une versification savante et riche. La langue du malhun investissait
le champ de l’ornementation et du vocabulaire recherché.
Cette tendance fut accentuée par l’intérêt
porté au genre par des lettrés et des érudits
citadins.
On s'accorde généralement à
reconnaître la prédominance du texte poétique
sur la musique dans le genre malhûn. Les poètes
ançiens avaient puisé dans un riche civilisation,
fruit elle même des multiples liens entre le terroir et
le patrimoine arabo-musulman. Le substrat socio-culturel qui
a produit la qsida lui a permis de conserver des liens étroits
avec les métiers de l’artisanat.
La qçîda du malhûn repose globalement sur
deux éléments: les ouvertures et les parties du
chant alternant avec un refrain.. Le malhûn traite de
tous les thèmes poétiques courants. On y retrouve,
en général, quatre catégories de thèmes
: la foi et ses multiples dimensions, la jalsa et la dimension
ludique, les thèmes sociaux, la dimension documentaire
et narrative, historique et politique.
Le Chanteur soliste
est le personnage le plus important dans l'orchestre du malhûn,
les musiciens qui l'accompagnent le suivent discrètement
avant de se distinguer dans les réponses instrumentales.
Plutôt qu'une belle voix, on exige du chanteur de détenir
un répertoire large de qçâyed, de savoir
expliciter les phrases chantées et de maîtriser
modes et rythmes.
A. Aydoun |
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Majda el YAHYAOUI |
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Lauréat de 2° Prix du chant (2001)
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| Orchestre SIJILMASSA
de Mellhoun,dirigé par Abdelali LEBRIKI |
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| Orchestre
Al Assala du Mellhoun dirigé par Rachid LAHKIM (Meknès) |
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© Minstère de la culture - 2003