Mohamed Bennani
Pseudonyme MOA
Né à Tétouan le 12/12/1943
Vit et Travaille entre Paris et Rabat
Adresse : 70, Bloc K Oulad Oujih
37001 Kénitra - Maroc
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| Etudes artistiques
:
- Licence : Arts Plastiques, Peinture et Gravure
- 1989-1991 :
- Cité Internationale des Arts. Paris
bourse de recherches artistiques attribuée par le service
Culturel de l'Ambassade de France Ministère des Affaires
Etrangères
- Atelier de la ville de Paris
- Atelier Sylvestry, Matières - Installations
- E.N.S.B.A. Paris - France
- 1968-1978 :
- Professeur Education Plastique dans différents Lycées
au Maroc
- 1978-1985 :
- Professeur d' Arts Plastiques. Ecole des Arts Appliqués
- Rabat
- Depuis 1962, de nombreuses expostions individuelles
et collectives au Maroc et à l'Etranger.
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| Principales
expositions personnelles

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- 1978 - Galerie Delacroix, Tanger
- 1980 - Hôtel «Piramides» Fuenjerola
- Espagne
- 1981 - Hôtel «Les Almohades - Tanger
- 1982 - Hôtel «La Mamounia» Marrakech
- 1983 - Galerie «Art- Nolds» Nice -
France
- 1984 - Galerie Nationale Bab Rouah - Rabat
- 1985 - «L'Atelier» Galerie d'Art Moderne.
Rabat
- 1986 - Musée Batha - Fès
- 1987 - «L'Atelier » Galerie d'Art Moderne
- Rabat
- Galerie
«CimaiseI» Besançon - France
- Galerie
«Bertouchi» - Tétouan
- 1989 - Galerie S.Sandoz, Cité Internationale
des Arts. Paris .
- Galerie
G.Bernanos, Paris
- 1990 - Galerie «Etienne - Dinet», Paris
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- 1991- Galerie Thea Fisher - Reinhardt, Berlin
- Galerie
«Espace de la Victoire», Paris
- Eggee
Art Gallery, Londres
- 1992 - Galerie de l'Ecole des Beaux Arts, Orient-
France
- 1993 - Galerie Nationale Bab Rouah, Rabat
- Galerie
Flandria, Tanger
- 1995 - Galerie Nationale Bab Rouah, Rabat : «Images
extrêmes»
- Institut
pour les échanges Franco-Marocains de Rabat
- 1996 - Festival de Musiques Sacrées du Monde
Musée Batha - Fès
Présence
de ZAO Wouki et les images extrêmes de Moa Bennani
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- 1997 - 51° Salon de Mai - Paris
- 1998 - Stefania Pandolfo, University Of California,
Berkley - U.S.A
- 1998 - Galerie Nationale Bab Rouah , Rabat
- Soni
Gallery, Egee Art Consultancy, London
- 1998 - Exhibition, Bahraïn and Dahran, Soni
Gallery, Ege, Art Consultancy
- Granda
- 1999 - Galerie Al Manar, Casablanca
- Le temps
du Maroc : les artistes marocains dans les galeries de la rue de Seine
- Paris
- Galerie
Deprez Bellorget, Paris
- Le temps
du Maroc, salle capitulaire Mably, Bordeaux
- 2001 - Galerie Al Manar, Dawliz - Casablanca
- 2003 - Exposition personnelle Dans le cadre de
l'Association Al Ihsane, la maison d'en fants Lalla Hasna, Cathédrale
de Casablanca.
- Parcours
d'artiste 2003, Chez Gabrielle et Daniel Sociaux , Souissi - Rabat
- 2005 - Galerie Nationale Bab Rouah , Rabat
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Principales expositions collectives
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1979 - Moussem Culturel d'Asilah
1980 - Ben Yessef et Bennani, Festival de Stihat, Tétouan
1981 - Bibliothèque Municipale, Bordeaux
1982 - Musée des Ouaday'as, Rabat
1983 - Disney Hall, Californie.
- Pour la
Palestine - Rabat
1984 - 1ère Biennale du Caire
- 7ème
Moussem Culturel d'Asilah
- L'Art
contemporain, Tunis
1985 - L'Art contemporain Arabe, Bagdad
- Situation
des Arts Plastiques au Maroc», 8ème Mussem Culturel d'Asilah
- Faculté
des lettres et des sciences humaines, Casablanca
- Galerie
Bab Rouah, Rabat
1986 - Salon de Printemps, Tétouan
- Au «Carrefour
de la Culture», Besançon
- 1er Festival
International de Tétouan
- 12 Peintures
Marocains d'Aujourd'hui, Centre Culturel Français, Marrakech
- Peinture
Marocaine, Lisbonne, Porto et Faro
1987 - 6 Peintres du Maroc au Brésil
- Première
journée des Arts - Plastiques, Faculté des lettres et
des sciences humaines, Meknès |
1988 - Complexe
Culturel El Maârif, Casablanca
- La Peinture
Marocaine au rendez-vous de l'Histoire, Espace Wafabank. Casablanca
- 14 Peintures
du Maroc à Montréal, Galerie des Rochers, Montréal
- 2ème
Festival International des Arts -Plastiques, Bagdad
- Arts du
Maroc, 29 Peintres du Maroc, Caire et Alexandrie
1989 - La peinture Marocaine contemporaine, Galerie
Almada Negreiros, Lisbonne
1990 - Bicentenaire de la révolution Française,
Galerie G.Bernanos, Paris
1991 - II sud deI Mundo (Ente Nostra Nationale Dippitura),
Marsala - Italie
- Estampes
contemporaines, musée municipal, Lons-Le-Saumier
1992 - 4ème Biennale Internationale du Caire
1993 - «Rencontre et culture, journée
du Maroc à L'UNESCO», Paris
- Artistes
Marocains de la Cité des Arts, Cité Internationale des
Arts, Paris sous la Présidence effective de son Altesse Royale
le Prince Héritier Sidi Mohammed
1995 - La Peinture Marocaine dans les collections Françaises,
Espace Banque Marocaine du Commerce Extérieur, Paris
- Espace
Actua-Banque Commerciale du Maroc, Siège, Casablanca - Exposition
collective intitulée «de la Calligraphie au Signe»
1996 - Le Maroc à Monaco, Espace Rooccabella,
Art Masteur sous le Haut Patronage de S.A.S Le Prince Souverain de Monaco
1997 - Le 5ème salon de Mai 1997, Paris
- Exposition
Hommages aux Peintres Pédagogues, Sources et perspectives. MEN
Bab Rouah, Rabat
1998 - Exposition Hommages aux Peintres Pédagogues,
Sources et perspectives. Espace Actua, BCM Casablanca
2002 - Conteur Porary Avab Art : 12 Artistes Arabes
We reld museum Rotterdam
2003 - L'appel d'AMRASH, Exposition intitulée
: «à la recherche de nos ATLAS Secrets» Actua, espace
d'art de la BCM,Casablanca
2003/2004 - sculpture Plurielle Siège S.G.M.B.
Casablanca (19 décembre 2003 au 31 mars 2004)
2004 - Semaine culturelle marocaine au Caire
- Semaine
culturelle marocaine, Sintra, Portugal
Réalisations
- Bas -relif, 11 m x 6 ml, Fondation Mohammed VI pour la protection
de l'environnement, Rabat
- 2002 - Faux-plafond, 6mx7m, Palais Royal de
Marakech
- 2003 - Peinture Murale, Pour la résidence de Sa Majesté
Mohammed VI, Roi du Maroc, Dar-Essalem
- Trophée
Bronze (Plage propre)
Prix de
son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasna
- Livre d'Art avec l'écrivain Marocain «Tahar Benjelloun»
, Coffret - Peinture ,Coffret - Gravure dur le thème «Clair
obscur», éditions d'Art J.P.
Barthélémy
Collections privées
- Collection personnelle de Sa Majesté Hassan II, Roi du Maroc
- Collection personnelle de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du
Maroc
- Collection privée Son Altesse Royale la Princesse Lalla
Meriem
- Collection privée de son Altesse Royale la Princesse Lalla
Hasna
- Collection de Bank Al Maghrib, Rabat
- Collection Privée de la Fondation Mohamed VI pour la protection
de l'environnement, Rabat
- Collection de la BNDE, Rabat
- Collection de la Banque Commerciale du Maroc
- Collection de la Banque Marocaine du Commerce Extérieur à
Paris
- Collection de la Fondation Wafabank, Casablanca
- Collection de la Banque Populaire, Maroc
- Collection de Société Générale Marocaine
de Banque
- Musée de Saddam Houceine, Bagdad
- Musée d'Art contemporain de Tunis
- Musée de l'Institut du Monde Arabe, Paris
- Collection de la Maison du Maroc, Paris
- Collection de l'Ambassade du Royaume du Maroc, Paris
- Fondation ONA , Casablanca
- Collection du Ministère des Affaires Etrangères, Rabat
- Collection Espace Hermès, Paris
- Collection du Ministère des Affaires Culturelles Rabat
- Musée d'Art contemporain de Tanger
- Collection Privée Crédit- Eqdom, Casablanca
- Collection de la cité Internationale des Arts, Paris
- Collection du CROUS, Paris
- Collection du Parlement , Rabat «Ferry Le Marrakech»,
COMANAV
- A.S. Souissi, New-Jersey - U.S.A
- Collection the Edna Macconnell Clark Foundation, New York - U.S.A
- Hellen Keller International Anne Pax Ton, New-York - U.S.A
- Klaus Peter Fischer Frankfurt
- Musée d'Art Moderne Fondation ONA, Casablanca
- Collection M. Amrani, NY. - U.S.A
- Mary O'neal, Okland California - U.S.A
- A. James Grecco, Rome
- Dina et Victor Azuelos, Rabat
- C. Guy de Pyraimond, Paris
- C.D. Potier , Paris
- C.Chraïbi, Monté-Carlo - Monaco
- Rachid Chraïbi, éditions Marsam, Rabat
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Tout est involontaire. même la volonté
Tout est involontaire. même la volonté.
Quand le peintre écrit qu'il veut donner la parole à son
œuvre, est-ce l'écho de sa propre parole, au fond de lui-même,
qu'il nous demande d'entendre, ou quelqu'un, quelque chose d'autre qui
parlerait à la place des paroles ? Le tableau pourrait bien être,
alors, le lieu de la parole, un lien avec une langue à laquelle
se nouerait notre regard. Et écouterait…
En apparence, l'invitation était anodine : «Ecoutez voir».
La voici devenir une révélation : il nous parle d'un lieu
du silence, un lieu du rien, parole peinte d'une pensée intérieure
où s'enracinent verbe et signe. Et lui, peintre, se tient de
l'autre côté du silence, dans un voilement de la parole
que seul notre regard va ébruiter et peut-être formuler.
Mohamed Bennani vit de l'autre côté. Exils.
Sa vie s'est éloignée de Tetouan. Et de Rabat. Seule
reste son absence dans l'enchevêtrement blanc des Oudaïas.
Le départ implique l'abandon ; et vous n'êtes plus préféré.
Mais ceux qui partent réinventent, et se séparent de la
peur et du regret. C'est un peu à cette certitude que ressemblait
déjà l'une des premières œuvres qu'il entreprît
à Paris : jouissance de signes et de rythmes colorés reportés
sur le bois usé d'une vieille planche. L'avait-il ramassée
dans les flots atlantiques qui battent les flancs des Oudaïas ?
Rapportait-elle encore dans ses veines la rumeur de la mer ? Vous la
regarderez peut-être, maintenant exposée. Ecoutez. Ce que
vous verrez là vous ne l'aurez jamais vu, jamais regardé
: l'écume de peinture blanche est pleine de sables, tatouée
d'un déferlement de petits signes, brûlée et patinée
par des vagues de couleurs. Deux autres œuvres, longues poutres
sauvées d'un chantier de démolition, sont dressées
comme des totems qui marqueraient les laisses entre deux cultures, entre
deux oscillations géographiques. La couleur les travaille comme
des flux et reflux d'intensités bleues et brunes, y abandonnant
des signes nomades. Cette écriture hallucinée, comme la
main qui graverait les signes magiques et secrets d'un talisman, vole
à la mémoire enfouie une liberté, une nouvelle
vie pour le peintre. Mais elle signifie encore les traces de son expatriement.
A l'évidence, ces matériaux ont été choisis
comme d'autres peintres demanderaient à des modèles de
poser devant eux ; à portée de regard et de main, ces
bois sont des corps, en eux parlent les voix, les âges, les signes,
les rythmes, de toute une culture. Cette attirance pour des supports
primitifs se répète dans le choix de toiles au tissage
grossier : aux fils de textures épaisses ; jusqu'à un
tapis usagé. Ce premier langage du support brut, aide le peintre
à fonder son travail dans une fonction analogue en quelque manière
à celle d'un rituel. Sur ces surfaces dont il va parfois jusqu'à
préserver les plis, le poids et les mouvements, ou les accidents,
déchirures, en ne les tendant pas sur des châssis - la
toile reste nomade - le travail de peinture a pour tâche de superposer
les calques d'une géologie intérieure : calques de formes,
de signes, de textures, de couleurs en mouvement que a main glisse les
uns sur les autres comme une succession de relevés. Et il serait
tout à fait vain de chercher dans cette pratique, consciente
et inconsciente, des indices ornementaux : que viendrait donc faire
une fiction décorative, voire même narrative, en ces champs
de matières et de couleurs que le peintre blesse et excède
pour découvrir qui, quoi parle en son corps ? Bennani n'est pas
un illustrateur ; il peint par effraction de la mémoire pour
délivrer la parole d'un corps exilé dans le dédale
des psychés. l'exil aiguise l'être encore davantage ; ainsi
la parole jubile à déchiffrer les signes, à soulever
et à percer les surfaces profondes, à éblouir le
refoulé. Un poète disait que dans un poème, il
y a des phrases qui ne semblent pas avoir été créées,
mais qui semblent s'être formées. Est-ce cette même
parole qui réveille, dans les puissances dormantes et cachées,
les voix de lumière qui jaillissent des plus récentes
œuvres de Bennani ? Ce qui était d'abord l'absence à
l'apparent s'exhale maintenant en une texture de lumière sur
ses toiles, une patine de couleurs sur ses bois, comme un fond primordial
en attente de cette voix que formule son geste, qui fait signe en une
peinture. Et c'est par cette opération - une peinture qui «nous
parle» - que notre propre regard fait l'épreuve de reconnaître
en lui un peu de sa poésie, un peu de sa vie.
Miroir de la conscience
Le vieillard de l'île de Pathos, Jean, qu'on considère
l'auteur de l'Evangile de Jean et de l'Apocalypse, laisse en héritage
à l'Occident la Mystique du «Logos». Dans les œuvres
(peinture et sculpture) de Bennani, les géographies chromatiques
nous renvoient au Fondement de la Mystique de la couleur. Chacune de
ses œuvres semble vouloir rechercher l'Aurore, le commencement
des choses et leur naissance dans le miroir de la conscience. Les espaces
de couleur, les tissus de lumière, les mélanges et les
«blessures» chromatiques, les tons et les rapports de lumière,
les forces, les figures et les sons de son arc-en-ciel coloré
engendrent un style qui suscite une tension vers la connaissance du
«Magnum Mysterium» (dont parlait F. Bohme), vers la compréhension
du début primordial des choses et vers le regard initial de la
conscience quand elle s'aperçoit des objets qui l'entourent.
C'est là une tension que l'artiste provoque et diffère,
en la renvoyant le long de l'orbite du désir primaire qui vibre
dans la conscience de l'homme depuis qu'il a paru au monde ; une orbite
qui ne peut être cueillie et recueillie en un seul regard. Il
s'agit d'une terre de peinture qui inclut toutes les oppositions, en
consacrant la vérité du noyau poétique de Dylan
Thomas : «Light and Dark are no enemies but one companion».
Sa peinture, qui ressemble à un champ labouré de variations
de lumière et recouvert de manteaux bariolés de tourbillons
chromatiques, n'explique pas le chaos primordial des choses et des mondes
quand ils nacquirent, ni l'origine du temps enveloppé dans le
chaos, ni elle ramène sous l'égide triomphante de la raison
les non-raison du temps de la lumière. En revanche elle engendre,
ou plus exactement elle fait fleurir, sur les bords de notre conscience,
la proximité de l'Aurore, l'essence de Dieu et des choses et
en même temps le jaillissement en nous-mêmes du désir,
de l'urgence, du besoin de la lumière, de l'invocation de la
matière dans laquelle la lumière se dépose et s'abandonne
en choisissant comme royaume temporel l'histoire de l'homme.
Mohammed Bennani
Les œuvres de Mohamed Bennani, telluriques et colorées,
matériques et mystérieuses, révélations
par la perfection de leur équilibre sont semblables à
de petites fenêtres ouvertes sur le cosmos immense.
Ces images ont la dimension du désert par cette fascination
qu'elles peuvent exercer sur celui qui les contemple. Par une sorte
de mirage, par des superpositions de signes, des ciels fantastiques,
des contrées authentiques, des rêves granitiques se mêlent
et se démêlent provoquant ces sensations trop rares de
plaisir esthétique.
Intuition et réflexion suscitent cette beauté âpre.
Dans l'abandon aux rêveries créées par ses images,
je me prends à penser que la véritable beauté apparaît
toujours dans la simplicité et celles de Bennani sont simplement
belles et véritablement.
L'espace fait de nuit, de feu et de couleur où sont aux prises
la forme et l'intervalle.
Impossible d'imaginer un centre, de construire, myriades de points
attractifs, comme une peau pleine d'ouvertures, de circulations, de
communications, de pénétration, d'histoires. C'est l'utilisation
presque magique de la couleur. Secret majeur de la peinture à
1'huile, la transparence qui communique l'espace. C'est cette connaissance
seule qui révèle le coloriste, magicien par intuition,
explorateur des merveilles du monde. Elle seule donnera à la
surface peinte ses qualités d'irradiation, d'expansion, reflets
de l'univers dynamique que l'artiste interroge et dévoile.
Cette multiplication de centres attractifs dans un monde de matières
en fusion, fluides ou rugueuses, forme comme le disait André
Masson, "un espace fleurissant", où l'étonnant
est justement l'absence d'étonnement devant cette expression
en mouvement où règne un équilibre fascinant. C'est
un peu comme si je l'avais toujours su, et qu'il ne faille que s'abandonner
au plaisir du spectacle splendide de ce monde en devenir contenu dans
les limites étroites d'un tableau offrant l'illimité.
Dominique Potier
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© Minstère de la culture - 2003