Mois du cinéma arabe
du 02 au 30 Juillet 2003

des différents domaines, culturel et artistique marocains et arabes afin de mettre valeur le génie arabe, créer un espace de rencontre entre le public et les différents acteurs culturels et artistiques, et favoriser le dialogue entre les spécialistes et les amateur de la création culturelle.
Si la culture du livre est actuellement une tradition millénaire assimilée par tout un chacun, la culture de l’image s’érige actuellement comme apport essentiel à l’évolution culturelle arabe moderne. Dernier-né des arts en Occident, le cinéma a permis pour la première fois de saisir le temps et de le formuler dans sa fluidité narrative et émotionnelle. Adoptée au début de ce siècle en Egypte, cette nouvelle technologie a permis au cinéma arabe, pendant sa petite histoire, de se constituer en mémoire visuelle de l’histoire moderne des sociétés et des personnalités arabes.

Plusieurs films-phares ont été le fruit de ce processus créateur au sein de la culture visuelle arabe. La momie de Chadi Abdessalam, Bab El Hadid de Youssef Chahine, Derb al mahabîl de Taoufiq Saleh, Wachma (trace) de Hamid Bennani et les années de braise de Lakhdar Hamina en sont quelques créations mémorables qu’il est nécessaire actuellement de les proposer au regard la jeunesse actuelle. Rabat consacre ainsi une rétrospective au cinéma arabe susceptible de renouer avec le passé de ce cinéma et de présenter des créations douées d’une profonde vision sociale, d’une maîtrise de la technique cinématographique, qui permettent à cette génération de jeter les ponts avec le passé et poser les questions véritable de l’avenir.
Langage universel des sens et de l’émotion, le cinéma fait partager l’espace du regard à l’intellectuel comme au spectateur le plus anodin. En effet, le cinéma arabe a toujours aspiré à traduire ce rapport en une approche visuelle créative. Aussi, Rabat sera-t-elle le lieu de rencontre pour célébrer « l’image perdue », celle encore désirée, en présence de laquelle le cinéma se transforme en un miroir où se reflète l’être de l’Arabe dans l’autre.
Choix esthétique majeur, la consécration du cinéma d’auteur vise à stimuler le retour des cinéaste arabes à la création d’un cinéma différent, autre, ancré dans son environnement historique et local et ouvert à l’universalité. Un cinéma original et particulier qui oeuvre pour une meilleure équation audiovisuelle, ravivant le langage cinématographique arabe, mettant en question -avec les cinémas latino-américains, africain et celui des pays de l’Europe de l’Est- l’arsenal du cinéma dominant, se dressant en résistance contre la mondialisation de l’affect et la destruction des identités locales.
Le cinéma que Rabat vise n’est guère celui qui décrit le réel mais celui qui explore les profondeurs de l’homme dans sa force et ses faiblesses. Un cinéma qui rend à l’homme arabe sa confiance en ses potentialités, son vouloir-vivre un avenir meilleur.
Un nouveau regard, donc, que Rabat propose aux amateurs et passionnés de cinéma comme à ses hôtes arabes.

Films Contemporains

Du 03 au 29 Juillet 2003
Salle du 7 éme Art
Complexe culturel Agdal

  • Intervention divine : Palestine
    Ilya Soulaimane
  • Automne d’Adam : Egypte
    Mohamed Kamel Al Kalyoubi
  • Boite à merveilles: Tunisie
    Rida Bahi
  • Rachida: Algérie
    Amina Chouiekh
  • Bayrout :Génération de la guerre : Liban
    Jean Chamaoune et My Masri
  • à la recherche du Bonheur : Mauritanie
    Abderrahmane Sissakou
  • Oud Rih : Maroc
    Daoud Oulad Essayed
  • Le magicien : Egypte
    Radouane Al Kachef
  • Satin rouge : Tunisie
    Rajae Ammar
  • Billet pour Jerusalem : Palestine
    Rachid machharaoui
  • Si dieu le veut : Algérie
    Yamna Benghighi
  • Les amoureux de Mogador : Maroc
    Souhail Benbarka
  • Quand Meryem Conta : Liban
    Assad foldcar
  • Citoyen, informateur et voleur: Egypte
    Daoud Abdessayed

Les Classiques du Cinéma
Du 4 au 23 Juillet 2003
Cinématique

  • Mille et une Mains
    Souhail Benbarka
  • Les ramparts : Iraq
    Mohamed Choukri Jamil
  • Le Mariage : Maroc
    Ahmed El Bouanani
  • Silence des palais : Tunisie
    Moufida Tlatli
  • Aliyame, Aliyame : Maroc
    Ahmed El Maanouni
  • Bab Alhadid : Egypte
    Youssef Chahine
  • Hallak Derb Al foukara : Maroc
    Mohamed Raggab
  • Al Kalaâ : Algégie
    Mohamed Chouiekh
  • Badis : Maroc
    Mohamed Abderrahmane Tazi
  • Ours Aljalil : Palestine
    Michel Kalifeh
  • R’mad Z’riba : Maroc
    Ahmed El Maanouni
  • Bass ya Bahr : Kuwait
    Khaled Assaddik
  • Ouachma : Maroc
    Hamid Bennani
  • Annahr : Palestine
    Faïçal Al yasserli
  • Ach-chargui : Maroc
    Moumen Smihi
  • Taouk Al Hamama Al Mafkoud : Tunisie
    Nasser Khmir
  • La plage des enfants perdus : Maroc
    Jilali Farhati.
  • Jusqu’à nouvel ordre : Palestine
    Rachid Machharaoui
  • La vie au paradis : Algérie
    Boualam Kardjour
  • La momie : Egypte
    Chadi Abdessalam

Hommage au cinéma Syrien
Du 16 au 21 Juillet 2003
Théâtre Mohamed V

  • Sooud Al Matar
    Abdellatif Abdelhamid
  • Deux lunes et une Olive
    Abdellatif Abdelhamid
  • La nuit
    Mohamed Mals
  • La boîte à merveilles
    Mohamed Oussama
  • Le nomadisme (attirhal)
    Raymond Botrous
  • Le compasse
    Nabil Al Maleh