Muses

 



Musée Archéologique de Tétouan
Musée Archéologique de Rabat
Musée d’Art Contemporain de Tanger
Musée Ethnographique de Tétouan
Musée des Arts Sahariens de Laâyoune
Musée Ethnographique des Oudaïa à Rabat
Musée National de la Céramique à Safi
Musée Régional de la Céramique à Salé
Musée d’Al Kasbah à Tanger
Musée des Armes du Borj Nord à Fès
Musée Archéologique de Larache
Musée Dar Jamai à Meknès
Musée Sidi Mohamed Ben Abdellah à Essaouira
Musée Dar Si Said à Marrakech
Musée Batha à Fes



Le Musée Archéologique de Tétouan
Adress :
Musée Archéologique de Tétouan
2 rue Ben H’saïn, B.P. 41.
Tétouan 93 000.
Tél: (+212) 39 96 73 03

Il est situé au centre ville à l'intersection entre la Médina et la ville moderne. Il occupe un édifice construit spécialement pour cette fin en 1939 et inauguré le 19 juillet 1940. Il revêt une grande valeur scientifique et patrimoniale.
la majorité des objets qui y sont exposés proviennent de fouilles anciennes et modernes entreprises dans le nord du Maroc.Ils donnent une idée sur la préhistoire comme l'histoire préislamique (phénicienne punico-maurétanienne et romaine) et islamique de la région, rapproche le visiteur du passé et de ses habitants et lui offrent une image concrète sur le mode de vie.
Le matériel archéologique est riche et diversifié: céramique, amphores, mosaïques, inscriptions, stèles, éléments d'architecture, monnaies antiques, outils préhistoriques en pierre et en os, restes fauniques etc...
Le musée se compose d'un jardin de style andalou, d'un vestibule, de trois salles d'exposition permanente, d'une salle de projection, d'un petit atelier de restauration, d'une réserve et de bureaux administratifs.
L’exposition :
la visite du musée se déroule à travers les espaces suivants:
Le jardin de style andalou, il offre au visiteur six mosaïques romaines datant de la fin du Ilèrne siècle ap. J.C. et trouvées à Lixus, une collection de stèles funéraires islamiques provenant du cimetière de Tétouan (XVI et XVII ème siècle), un ensemble d'amphores romaines de formes différentes, inscriptions lybiques et lybico-latines, un matériel divers provenant de Lixus et de Tamuda:moulins, bases de statues portant des inscriptions latines, des citernes en pierre, des chapiteaux en marbre, des colonnettes et des lavoirs en pierre, des vestiges portugais mis au jour à Qsar Es- Seghir.
Le vestibule.
A partir du jardin, on accède à ce petit espace où sont présentées deux mosaïques romaines (celle des trois grâces et celle du voyage bacchique) découvertes à Lixus et datant de la fin du Il ème siècle après J.C.
La salle 1:
le vestibule introduit à l'intérieur du musée le visiteur traverse un petit couloir et arrive à la première salle réservée aux traces préhistoriques d'occupation de la région (500 000 ans) jusqu'aux époques médiévales ( XVIème siècle). Entre autres, sont exposés des outils préhistoriques en pierre taillée (Acheuléen, Moustétien, Atérien, Ibéraumaurisien, Néolithique) mis au jour à Oued Marti , Had Gharbia et M'zora..., de la céramique néolithique et des restes fauniques trouvés dans les grottes de Ghar Kahal et Taht Ghar. On peut aussi admirer le fameux monument mégalithique de M'zora à travers une maquette, un fragment de gravure rupestre et deux meules néolithiques.
La salle présente également des restes punico-maurétaniens comme le sphinx en marbre, des lampes en terre cuite, des témoins romains comme la sculpture en bronze de la lutte entre Hercule et Antée, de la céramique et autres éléments en bronze. Ces témoignages proviennent de trois sites principaux: Sidi Abdessalam del Bhar, Tamuda et Lixus.
Les vestiges islamiques comme les carreaux de zéllige, les fragments de margelles de puits, les vases décorés, les lampes..., proviennent de Lixus et de Qsar Es- Seghir.
La salle 2 :
Connue par la salle des mosaïques, elle présente quatre des plus belles mosaïques romaines datant de la fin du Il ème siècle après J.C. et provenant de la ville antique de Lixus.
Le sol des chambres dans les maisons romaines était souvent pavé de mosaïques montrant des motifs géométriques et des scènes mythologiques.
Les mosaïques de cette salle ont été découvertes dans l'une des plus belles maisons: la maison de Mars et Rhéa Sylvia:
1- la mosaïque de la rencontre du dieu Mars et de la "déesse" Rhéa Sylvia installée sur le mur au fond de la salle.
Outre l'emblème central, la mosaïque présente des motifs géométriques de couleurs vives.
2- la mosaïque de Vénus et Adonis installée sur la paroi latérale gauche de la salle à partir de l'entrée.Les deux personnages sont presque nus, les pieds croisés et entourés d'Eros et d'oiseaux.
3- un pavement à motifs géométriques installé au sol au fond de la salle. Il constituait la continuité de la mosaïque de Vénus et Adonis.
4- la mosaïque installée au sol à l'entrée de la salle découverte dans l'une des chambres de la maison de Mars et Rhéa Sylvîa à côté de la première mosaïque. L'emblème circulaire central montre une scène mythologique.
La salle 3 :
A l'étage, le visiteur accède à la troisième salle réservée à quelques aspects du mode de vie de nos prédécesseurs dans la région du Nord Ouest marocain en général et de Tétouan en particulier.
La majorité des objets exposés concement les époques antiques et essentiellement la période romaine. Ceux relatifs aux époques préhistoriques et islamiques sont moins importants en nombre.
Les thèmes présentés relèvent de l'armement (pointes de flèches en silex, brassard en bronze, poignard en bronze, boutons militaires en os ... ), de l'éclairage (lampes à huile en terre cuite et en bronze), des pratiques et rites funéraires (umes, patères, lacrimatoires, inscriptions ... ), de la religion (sculpture de dieux ou déesses, sculpture de la lutte d'Hercule et d'Antée ... ), de la maison et meubles romains (appliques de lits en bronze, objets de décoration en bronze ... ), de la cuisine et de la vaisselle (fragments d'oeufs d'autruche, fragments de vases néolithiques, plats, bols, jarres, couteaux en fer, brûle-parfums ... ), et autres aspects de la vie de l'époque romaine: la pêche, la couture, la musique, la médecine et la chirurgie
Le musée offre également au visiteur une vitrine présentant un échantillon intéressant de monnaies antiques (maurétaniennes ou romaines) découvertes à Lixus, à Tamuda et Tanger, un candélabre romain en bronze découvert à Lixus, un genou d'une grande statue en marbre et un buste de Caton d'utique.


Le Musée Archéologique de Rabat
Adresse :
Musée Archéologique de Rabat 23, rue Brihi -Rabat-
Tél. : (+212) 37 70 19 19
Crée dans les années 20, ce musée abrite les trouvailles archéologique mises au jour dans les différents sites fouillés à l'époque, notamment ceux de Volubilis. Banassa. Thamusida... Sa vocation est de présenter, à travers les vestiges qu'il renferme, l'histoire du Maroc depuis la Préhistoire jusqu'à l'époque islamique : outils des hommes préhistoriques, mobilier néolithique, inscriptions libyco-berbères. splendide collection de divinités romaines, statuettes en bronze ou en marbre, céramique des premières cités de l'époque islamique... Tout un éventail d'objets, d'outils y trouvent place notamment les bustes en bronze de Juba 11, de Caton. sans oublier des chefs d'oeuvres comme les statues de l'éphébe couronné, le vieux pêcheur, le chien de Volubilis...

Présentation de l'exposition

Salle 1 - Expositions temporaires :
Cet espace est destiné à présenter temporairement des expositions consacrées aux résultats de la recherche archéologique au Maroc.
Les sites portés sur la carte ne représentent que les principaux gisements connus à ce jour. La reprise des prospections programmées enrichirait considérablement nos connaissances en apportant de nouveaux documents sur les civilisations anciennes du Maroc.
Salle2 - Rez-de-chaussé :
Cet espace est consacré aux civilisations préhistoriques:
De nombreuses civilisations préhistoriques sont connues au Maroc. Chacune est caractérisée par un outillage spécifique.
La plus ancienne de ces civilisations est la Pebble-culture connue notamment à Arbaoua, Douar Doum (région de Rabat) et à Casablanca.
La civilisation acheuléenne se trouve dans de nombreux gisements à Sidi Abderrahmane, à Casablanca, à Daya El Hamra près de Tiflet... C'est à elle que se rapportent les plus anciens restes humains découverts au Maroc (Hommes de Sidi Abderahmane, Rabat et Salé),
Plus tard apparaît l'Homo sapiens archaïque responsable de la civilisation moustérienne (Homme de Jbel Irhoud). La civilisation atérienne est spécifique au grand Maghreb : les seuls témoins humains ont été mis au jour au Maroc (homme atérien de Témara, de Dar Es Soltane et d'El Harhoura)
L'Ibéromaurusien est représenté dans de nombreux gisements notamment à Taforalt et à lfri n'Baroud.
Avec le Néolithique apparaît un nouveau mode de vie. basé sur l'agriculture et l'élevage et de nouvelles techniques (céramique, pierre'polie) ainsi que l'art rupestre.
Parmi les sites les plus importants on retient les grottes de la région de Tanger et de Tétouan, les nécropoles d'El Kiffen et de Skhirat.
La civilisation protohistorique est surtout connue par l'art rupestre du Haut Allas. La hache de cuivre de l'oued Akreuch et l'épée de l'oued loukos en sont les seuls témoins archéologiques actuellement connus.
Ier étage
- Archéologie islamique
Les premiers contacts du Maroc avec l'Islam datent du Vllème siècle après J.-C. Très vite, la religion musulmane est adoptée et le pays devient un de ses fervents défenseurs.
Les témoins matériels de l'Histoire du Maroc musulman sont innombrables et variés. L'investigation archéologique qui en révèle l'importance et les caractéristiques n'en est encore qu'à ses débuts. Mais déjà les quelques sites fouillés - dont certains sont présentés pour la première fois - apportent la preuve d'un patrimoine riche et varié, où se rejoignent le génie autochtone et l'apport islamique: al-Maghreb al-Aqsa (le Maghreb extrême) était véritablement un des foyers les plus actifs et les plus prospères du monde musulman.
- Le site de Sala (Challah)
Ce site est l'exemple d'une ville maurétanienne et romaine active et prospère jusqu'au IVème siècle après J.-C.), devenue au Xlllème siècle une nécropole royale. Les fouilles y ont révélé maints aspects de sa première grandeur tandis que les vestiges islamiques y témoignent d'un art de bâtir marqué par la finesse et la richesse de certains thèmes du décor architectural.
Le patio:
Dans cet espace sont exposées certaines des meilleures gravures du Maroc, tels que la stèle funéraire de N'khila, la dalle portant gravé un poignard ou celle portant une inscription lybique. Y sont exposées aussi , plaquées au mur, certaines stèles votives, découvertes à Volubilis, et plusieurs plaques portant des inscriptions latines. En fin on y trouve la fameuse stèle d'Abou Yacoub Youssouf qui provient du Chellah. Le Jardin Il regroupe une belle collection lapidaire qui se compose de stèles lybiques, de chapiteaux, de bases de colonnes et de statues, de caissons, de meules, d'autels, de cadrans solaires, d'une chaudière, d'un regard d'égout, d'un fragment de voûte de thermes montrant un splendide décor en mosaïque...
Salle 3 - Civilisations préislamiques
Les pièces les plus prestigieuses des collections provenant des fouilles de Mogador, Volubilis, Banasa, Thamusida, Sala, ont depuis longtemps été regroupées au Musée archéologique de Rabat. Elles sont actuellement présentées en fonction de grands thèmes qui rendent compte des principaux aspects des civilisations préislamiques au Maroc.
La Présence des Phéniciens puis probablement des Carthaginois est attestée sur les sites côtiers, jusqu'à Magador.
Plus tard, entre le IIIème et le Ier siècle avant J.-C. se développe une civilisation rnaurétanienne, connue en particulier par les céramiques peintes fabriquées à Banasa.
A partir du dernier quart du Ier siècle avant J.-C., le royaume de Juba II et de Ptolémée, derniers rois de Maurétanie, est sous influence romaine. Les cités de Sala, Volubilis, Lixus, Tingi, Taniuda, sont déjà des centres urbains à cette époque.
A Partir de la création de la province romaine de Maurétanie tingitane, l'empreinte de Rome se manifeste dans l'urbanisme des cités, l'organisation du dispositif militaire, la mise en valeur des territoires. Les fouilles ont mis au jour de nombreux témoignages de la vie publique et privée des Hommes de cette époque ; elles ont également fait ressortir la part d'originalité qui distingue la province de Maurétanie tingitane des autres provinces du monde romain.


Le Musée d'Art Contemporain de Tanger
Adresse:
Musée d'Art Contemporain
52 Avenue d'Angleterre, Tanger
Tél.: (212) 39 94-99-72

Ce Musée est situé dans l'ancien quartier anglais, dans une prestigieuse villa construite en 1890 pour abriter le consulat britannique et ce, jusqu'au début des années 1980. En 1986, il fut réhabilité en maison de la Culture, Pour devenir un Musée d’Art contemporain en 1990. Il présente des chef-d’oeuvres d’une pléiade d’artistes marocains contemporains appartenant à différentes écoles artistiques. En parallèle, le musée organise également des expositions temporaires consacrées à des artistes nationaux et étrangers.
Le musée comprend six salles dont chacune représente une étape de l'évolution de la peinture moderne au Maroc.

Première salle
Les tableaux exposés nous permettent d'apprécier les créations des précurseurs de la peinture moderne rnarocaine. Cette Première génération de Peintres qui furent les pionniers d'un art moderne marocain, nous livrent une symbiose entre l'art traditionnel et la peinture abstraite occidentale.

Deuxième salle
Cette salle est consacrée à la deuxième étape de l'évolution de la peinture abstraite au Maroc des années 50. Cette étape se caractérise par deux courants: le Premier appartient à l'école espagnole, par l'agencement des formes de manière académique; le second à l'école française, par le style et les tendances symboliques.

Troisième salles :
Ces salles comprennent un ensemble d'oeuvres réalisées par des artistes qui ont réfléchi au problème de la création au Maroc. Ce groupe a réagi violemment contre l'aliénation culturelle et artistique exercée au Maroc depuis la colonisation, et a refusé toute forme d'expression se limitant à l immitation superficielle d'un modèle artistique importé.

Cinquième salle :
Les oeuvres exposées dans cette salle nous donnent un aperçu sur l'évolution de la réflexion sur l'art au Maroc ; réflexion qui vise à libérer la toile de l'enclave rnurale.

Sixième salle :
La dernière salle du musée comprend trois oeuvres, Où le peintre défie la symétrie géométrique et utilise des symboles aux signifiants divers. De même on trouve des oeuvres qui appartiennent au groupe des peintres abstraits qui ont donné à la peinture une orientation purement technique et scientifique.
Enfin, le musée expose deux oeuvres qui s'éloignent de la toile traditionnelle, cherchant à improviser le mouvement en y imposant des sculptures en bois poli incrusté de fils d'argent.


Musée Ethnographique de Tétouan

Adresse:
Zankat Skala, 65 Bab El Okla
93000-B.P. 41 Tétouan
Tél / Fax: (+212) 39 97-05-05

Le musée: histoire et espace
Créé en 1928 à Dar Bennouna sise à Zankat mokadem au coeur de la Médina, le musée fut transféré et inauguré dans son siège actuel le 29 juillet 1948. Il occupe une forteresse historique construite sur ordre du sultan alaouite Moulay Abderrahmane vers 1830-31, comme en témoigne une inscription au dessus de la porte d'entrée et dont voici une traduction: " au nom de Dieu Clément et Miséricordieux, au triomphe, à la consolidation et à la classe victorieuse de Notre Seigneur Abderrahmane, prince des croyants, ce bastion béni fut construit par le pouvoir de son serviteur et héritier de sa grâce, Mohamed Achach en l'an 1246 de l'Hégire / 1830-3 1. Le musée se compose d'un jardin intérieur, dont le tracé rappelle les palais et maisons traditionnels avec un bassin au centre, une fontaine murale recouverte de zellige et surmontée d'un auvent en bois couvert de tuiles rondes, un espace cafétéria qui occupe la terrasse de la forteresse sur laquelle sont exposés de nombreux canons d'origine portugaise et deux espaces d'exposition au rez-de-chaussée et à l'étage.

L’exposition
Lieu de rencontre, de contact et de fusion de nombreuses cultures à la fois autochtone, ottomane, européenne et surtout andalouse, la ville de Tétouan et sa région offrent aux visiteurs l'exemple concret d'un foyer culturel authentique et singulier qui ne laisse pas se tromper sur son identité.

A travers ses expositions, le Musée ethnographique de Tétouan illustre un certain nombre de ces aspects culturels et ethnographiques de la ville et sa région selon deux thématiques essentielles: vie publique et vie privée.

La première se réfère aux différentes activités et pratiques socio-éducatives et religieuses dont la scène est l'espace public (mosquée, zawiya, espace artisanal...).
La deuxième se réfère aux différentes pratiques et activités qui se dérou- lent à l'intérieur de la maison qui constitue l'espace intime de la femme et de la famille.

Espace d’activité et de vie collective
Outre l'espace jardin et cafétéria qui sont une assimilation de l'espace publique, le rez-de-chaussée a été réparti en trois espaces d'exposition: un espace d'orientation général, un espace d'artisanat et d'échange et un espace pour le culte, les pratiques socio-éducatives, religieuses et la vie communautaire.

Le patrimoine artisanal
Tétouan et sa région comptaient parmi les centres de production artisanale les plus importants à l'échelle régionale et nationale La production artisanale traditionnelle couvrait de nombreux métiers importés d'Andalousie avec l'arrivée des mauresques à partir du 15ème siècle ou connus dans la région depuis fort longtemps tels que le travail du cuir, bois peint, tissage, poterie et céramique...,Ie Musée se limite à la présentation et à l'interprétation des métiers les plus caractéristiques de cette région à savoir le zellige, la poterie rifaine et le travail du cuir

Le travail du zellige: marqueterie en terre cuite émaillée
Il constitue l'un des métiers artistiques les plus caractéristiques de la ville de Tétouan, il se caractérise par sa technique de façonnage, ses couleurs et ses aspects de surface qui lui donnent une singularité et une authenticité particulières.

La poterie rifaine
C'est une poterie modelée à la main selon une tradition fort ancienne; c'est une production essentiellement domestique à usage culinaire souvent sans décors ou à décors géométrique simples, ciselée ou peinte à l'aide de teintes naturelles de couleur marron.
Production féminine, elle fait partie des tâches domestiques quotidiennes de la femme dans cette région.

Le travail du cuir
Comme en témoignent les tanneries de Tétouan qui pourraient dater du XVème siècle, le travail du cuir est aussi ancien dans cette ville. La fabrication de babouches masculines et féminines, de ceintures, de sacs et autres objets en cuir était très florissante durant les siècles passés.

Le souk: espace d’échange et de rencontre
C'est à la fois un espace d'échange commercial, de transfert des richesses et un forum où sont discutées toutes les questions d'ordre politique, économique et social.
Le souk est aussi un espace de contact et d'échange socio-culturel entre les sociétés rurales d'une part et entre celles- ci et les sociétés urbaines d'autre part, c'est un rendez vous hebdomadaire où se rencontrent agriculteurs, artisans, administrateurs etc..., pour négocier, s'approvisionner et régler les différentes affaires de la vie.

Les pratiques socio-religieuses et éducatives
Ville dont l'histoire a été surtout marquée par le Jihad contre les incursions étrangères pendant les XVIème et XVIlème siècles, Tétouan a toujours constitué un centre de conformisme religieux et de rayonnement culturel. Elle est connue aussi comme ville de soufisme et de maraboutisme, comme en témoigne le nombre important de Zawiyas, mosquées et lieux saints parsemés partout dans les ruelles de la Médina. Elle est également connue comme centre d'enseignement théologique et religieux, lequel se pratiquait d'abord dans les écoles coraniques dès le plus jeune âge et ensuite dans les mosquées et médersas. Pour se faire une idée sur ces aspects à la fois culturels et religieux, le musée offre à son visiteur une présentation et une interprétation de différentes institutions religieuses et éducatives.

Espace privé ou d’intimité féminine
L’espace privé ou intime de la femme est tout un monde d'activités de détente et de plaisirs où la femme laisse errer son imagination pour préparer de délicieux "tagines" ou réaliser de beaux ouvrages de broderie. Cet espace témoigne des différentes phases évolutives de la vie de la femme depuis la naissance en passant par les premiers rites visant à son intégration à la vie socioculturelle pour arriver enfin à la phase où la petite fille devenue jeune femme, entame une autre vie au sein de son nouveau foyer.

La cuisine ou l’occupation culinaire
Cuisiner est parmi les principales occupations féminines. Une fois que le petit déjeuner est pris, les hommes partis au travail et les enfants à l'école, la femme procède à la préparation du pain qui accompagne le repas suivant….
Accompagnée par son petit bébé assis dans son berceau et entourée d'ustensiles de différentes formes, elle se met à la préparation du déjeuner. Toute une tradition.

L’art de broder
La broderie tétouanaise constitue l'une des broderies les plus originales du Maroc. Elle tient son origine, d'après de nombreux chercheurs, de l'art turc dont elle garde encore certains caractères de style et de motifs. Mais la broderie de Tétouan porte aussi nettement l'influence andalouse introduite par les émigrés andalous au XVème siècle.
les supports utilisés sont souvent des supports précieux: Toiles de lin ou tissus en soie avec des tons clairs ou vifs et des motifs composés essentiellement de flore. Parmi les principales broderies on cite à titre d'exemple Taajira et Ghorza.

Shedda ou l’art de s’habiller en petite mariée

Dès l'âge de sept ans, les petites filles tétouanaises sont soumises à certaines pratiques et rites de passage visant leur intégration et leur initiation à la future vie d'adulte.
La "shedda" constitue un important rite d'initiation; elle consiste à habiller la petite fille et la maquiller à la manière d'une mariée afin de la séduire et de lui faire prendre conscience de son corps en lui apprenant à s'y intéresser et à le mettre en valeur.
La "shedda" est célébrée souvent à l'occasion du 26 ème jour du mois de ramadan, lorsque la fille jeûne pour la première fois. La cérémonie commence au coucher du soleil où on fait monter la petite fille en haut d'une estrade ornée de bouquets de fleurs et de jasmin avec une monnaie en or (Louise) dans la bouche avant de lui donner à boire du lait et des dattes pour la rupture de son premier jeûne. Après ce rite, la cérémonie continue par une fête animée par la troupe féminine de musique andalouse où sont conviées les petites filles du quartier, les membres de la famille et les voisins. La jeune fille ainsi déguisée en petite mariée sera habillée, maquillée et parée à la tradition d'une véritable mariée tétouanaise. Le costume de la "shedda" se compose de plusieurs pièces qui font l'objet d'une exposition au musée.

La salle tétouanaise ou l’art de meubler l’espace
C'est la salle typiquement traditionnelle de Tétouan où se déroule la cérémonie du trousseau puis celle du mariage, animée par un orchestre totalement féminin.
La salle est meublée de matelas, du lit de la mariée, sur lequel sont disposés sept coussins brodés de fils de soie, symbolisant les sept jours du mariage.
Les murs sont couverts de "Haiti" et les miroirs ornés de "Tenchifa" brodée.
Au coin de la salle, les beaux coffres du trousseau en bois peint exposent fièrement le trousseau de la mariée.


Musée des Arts Sahariens de Laâyoune
Adresse :
Maison de la culture
Place oum Saâd Laâyoune
Tél: (+212) 48 99-33-99

Le musée des arts du Sahara à laayoune a été inauguré en 2001.Il se trouve au sein de la maison de la Culture qui abrite également un conservatoire de musique et une salle de conférences. Les collections qui représentent le patrimoine culturel local sont exposées dans trois salles.

La Salle 1 :
Cette salle principale renferme plusieurs sections :

Section 1 dans laquelle sont exposées

  • des photographies sur les sites archéologiques (ensemble de tombes, sites de rites et gravures rupestres remontant à la période néolithique de la préhistoire;
  • une reconstitution de l’école coranique : natte, tablette en bois, encre et place réservée au maître enseignant
  • présentation de la tente avec tous ses éléments reflètant le statut social de son propriétaire et de son rang économique .

Section 2 : offre au visiteur :

  • des accessoires du dromadaire qui représente l’animal le plus prisé au Sahara par son utilité et son adaptation à l’environnement .
  • un ensemble de selles.

Section 3 : constituée de collections qui représentent l’artisanat local par un ensemble de bijoux, de costumes féminins et des instruments de musique.

La Salle 2 et la salle 3 : elles sont réservées aux objets en cuir qui montrent la diversité et la richesse de cette production (sac, portefeuille, oreiller, selles…).


Le Musée Ethnographique des Oudaïa à Rabat
Adresse
Musée des Oudaïa
Kasbah des Oudaïa -Rabat-
Tél. : (+212) 37 72-64-61

Il a été aménagé dans les anciens pavillons érigés sous le règne du Sultan Moulay Ismaïl (1672-1727) pour lui servir de lieu de séjour à Rabat. Par son architecture, son décor, son jardin, le bâtiment constitue à lui-seul un chef-d'oeuvre.

Le musée y a été installé dès 1915. Il regroupe des collections vestimentaires représentant plusieurs régions du pays. La.collection de bijoux, aussi riche que variée, traduit un incontestable savoir-faire de l'artisan marocain. Les astrolabes témoignent du génie de l'école maghrébine et de sa contribution au développement de la science. Les tapis, la poterie et les instruments de musique complètent le tableau de ce que le musée des oudaïa recèle comme collections ethnographiques.

Depuis juillet 2002, et suite à sa restauration, le musée abrite une exposition sur « l’art de paraître :bijoux et parures ». organisée dans le cadre des cinq grandes expositions patrimoniales

Cette exposition est divisée en plusieurs sections qui retracent l’histoire de la bijouterie marocaine tout en soulignant sa richesse et sa diversité à travers ces créations .

Le premier espace et réservé à la présentation des pièces exhumées dans différents sites, préhistoriques, antiques et islamiques dont un grand nombre est dévoilé, pour la première fois au public.

Cette présentation révèle la richesse des œuvres réalisées dans des matériaux divers à travers l’histoire , la panoplie la plus complète possible de formes et de techniques .

Un second espace est consacré à la présentation d’une belle collection de bijoux en or d’une très grande valeur historique et esthèque qui témoigne de la richesse du savoir-faire des jointives citadins.

La troisième section met en valeur la diversité des parures féminines par un choix représentatif des régions les plus riches en productions.

La quatrième section met l’accent sur la typologie « l’unité dans la diversité » ; les bijoux sont exposés par typologie ( allant de l’ornement de tête aux anneaux de chevilles) à travers leurs spécificités de fabrication et de décor selon les régions considérées. Cette section est complétée par les bijoux masculins en loccurrence les armes qui présentent parfois des pièces exceptionnelles .

En préambule à ce volet, consacré à l’art et à ses différentes manifestations, seront présentés les outils servant à façonner ou à décorer les bijoux.

Quant à la dernière section « parures et costumes citadins et ruraux », elle mettra en évidence la diversité des parures citadines(Fès, Meknès, Tanger, Tétouan, Rabat-Salé)et rurales (Haut Atlas, Anti-Atlas, Moyen Atlas, Sahara,).

A travers ces ensembles, liés au costume ou à la coiffure, seront évoqués le mode et la manière de port ( la localisation sur le corps ), mais aussi la permanence à la fois des formes , de la matière , du décor, et de la manière de port . A côté des parures féminines , prennent place des parures masculines.


Le Musée National de la Céramique à Safi.

Adresse :
Musée National de la Céramique Casbah-Safi
Tél. : (212) 44 46-3 8-95

Le site où s'élève actuellement le Musée national de la Céramique à Safi était occupé auparavant par une citadelle "Kasbah" d'origine almohade .

Etant un site militaire privilégié, les Portugais (1508 - 1541) l'ont doté de la grande tour où l'on remarque d'ailleurs les armoiries du Roi portugais Emmanuel.

Sous la dynastie Saâdienne, le sultan Moulay Zidane équipa la forteresse en canons (datés et signés par leur fondateur Hollandais du sceau de Moulay Zidane, et représentent de merveilleux spécimens de l'art de la renaissance).

Vers le XVlllème siècle, le monument est devenu un siège de séjour pour les rois et les princes alaouites.

Sous le Protectorat français, il avait servi de siège au Contrôleur civil. Après l'indépendance, le monument a abrité successivement plusieurs administrations pour devenir, en 1990, le musée national de la Céramique.

Disposition de l'exposition

Le Musée National de la Céramique se compose actuellement de quatre sections. A droite de l'entrée principale se trouve les sections de la céramique de Fès et de Meknès. A gauche se situent les sections de la céramique de Safi et de la céramique contemporaine.

1 - Section de la céramique verte :
Cette section renferme trois vitrines et présente la céramique monochrome verte qui se trouve dans toutes les villes du Maroc. Cela correspond à :
- quelques pièces de la céramique verte de Fès et de Safi
- de la céramique monochrome verte simple ou à décor estampé ou/et sculpté s'inspirant de l'architecture musulmane ;
- différentes pièces utilitaires d'éclairage (lampes à huiles, pots à huile, bouteilles représentant les meilleures productions de la céramique vernissée verte de Meknès et de Tamgrout.

2- Section Fès / Meknès :
Elle présente la céramique produite dans les ateliers de Fès et de Meknès depuis le XVIIIème siècle jusqu'aux début du XXème.

Le cadre architectural qui abrite cette collection représente tous les éléments de l'architecture domestique traditionnelle au Maroc du XVIIIème siècle : un patio carré entouré de galeries à arcades richement décorées en stucs sculptés et en bois peint. Au centre du patio, on remarque les traces d'une ancienne fontaine à vasque. Deux chambres latérales flanquent le patio de part et d'autre. L'une carrée, l'autre rectangulaire très allongée, les deux chambres sont couronnées de charpentes en bois sculpté et peint.

a) Salle 1 :
A droite de l'entrée, on trouve :
- différentes formes et différents motifs décoratifs de la céramique bleue de Fès du XIXème siècle ;
- de la céramique polychrome de Meknès ainsi que les quatre couleurs principales de la céramique au Maroc : bleu, vert, jaune et brun sur un fond blanc. L'une des pièces présente la Composition et la décoration correspondant aux modèles du XVlllème siècle.
- de la céramique polychrome de Fès, avec les différents motifs de décor à savoir le décor animal stylisé (milles pattes, tortue), le décor floral et le décor géométrique.

b) Salle 2 :
A gauche de l'entrée, sont exposés
- des soupières "jebbanas" de différentes formes caractérisant les meilleures productions de la céramique de Fès.
- de différentes formes de "tabsils" et de "makhfia" de Meknès, ainsi que les différents motifs et couleurs constituant l'élément décoratif.
- un jet d'eau "khossa" à décor géométrique bleu de Meknès.

3- Section de la céramique de Safi :
Elle illustre l'évolution de la céramique de Safi depuis l'arrivée du maître céramiste Boudjema LAMALI en 1918 jusqu'aux environs de 1980.
Elle se compose de six salles :

a) Salle 1 :
Dans cette salle sont exposées des pièces de la céramique ancienne de Safi à décor monochrome bleu "Labraya" sur fond blanc. Cela concerne :
- des plats de Safi de différentes formes, à décors floraux ou géométriques bleus "Labraya".
- une cruche "Zir", un vase, et une jarre "Khabya" ornés de motifs floraux et géométriques bleus "Labray".

b) Salle 2 :
les pièces exposées dans cette salle attestent la prédominance de la couleur brune dans le décor de la céramique polychrome de Safi.
A voir dans cette salle :
- deux vases et une cruche à deux anses qui démontrent la diversité des formes et des motifs décoratifs où domine la couleur brune.

c) Salle 3 :
Dans cette salle on assiste à un mariage harmonieux des couleurs et des motifs décoratifs qui donnent à la céramique de Safi son originalité et son authenticité. Les variations des formes sont, elles aussi, représentées par différentes pièces. On peut y voir :
- une pièce "taltiya nesssassi" produite par LAMALI. Son décor "darj" est tracé en brun sur fond vert ;
- différentes formes de vases et une petite "makhfia" produits par LAMALI et autres tels que BEN BRAHIM et ZIOUANI. Ils représentent des motifs décoratifs polychromes ou monochromes variés ;
- une cruche "berrada" et un vase. Les deux sont décorés en brun sur fond vert différentes formes de "Khabyas" produites par le céramiste BEN BRAHIM qui illustrent les différents et les principaux motifs décoratifs de la céramique traditionnelle de Safi.
- différentes formes de "berrada" (berrada sans anses, avec une seule anse ou avec deux anses). Leurs décors variés sont tracés principalement en bleu sur fond blanc et reproduisent les différents motifs.

d) Salle 4:
Dans cette salle, sont exposées :
- des pièces utilitaires de petites tailles, principalement des "ghorrafs" de
différentes formes caractérisant les meilleures productions de la céramique de Safi.
- des pièces utilitaires telles que les bougeoirs "haska" et les petites cruches "berrada", mais aussi des pièces décoratives tels que les vases et les "cora". Leurs formes et leurs ornementations témoignent des richesses des décors de la céramique de Safi ainsi que de l'habileté des céramistes safiots.
- deux soupières "jbbana" de fonction utilitaire produites par le maître céramiste Moulay Ahmed SERGUINI.

e) salle 5 :
Dans cette salle, on trouve des pièces illustrant:
- la technique de décor safiot appliquée directement sur la céramique cuite sans engobe donnant ainsi au décor un fond rosâtre ;
- différentes productions du maître céramiste Boudjema LAMALI qui marqua, dès son installation à Safi en 1918, un tournant important dans l'histoire de la production céramique à Safi.

f) Salle 6 :
A y voir:
- une jarre à 2 anses plates ornées d'un décor floral et géométrique polychrome sur fond bleu clair , offerte au musée par le maître céramiste Serghini ;
- des pièces à décor "zayan" inspiré des tapis berbères. Alors qu'à l'étage inférieur, on découvre un vase à décor en relief géométrique et floral tracé en noir sur un fond sans engobe, puis un vase orné d'un décor géométrique à reflet métallique et enfin une coupe à décor "Khidous" polychrome inspiré de la tapisserie marocaine ;
- de rares spécimens de plats à reflet métallique produits par le maitre céramiste Boudjema LAMALI. Leurs décors sont composés essentiellement de figures humaines.

4- Section de la céramique contemporaine :
Cette section est composée d'une seule salle, et représente la céramique contemporaine produite actuellement dans les ateliers de Fès et de Safi. Y sont présentés :
- à droite de l'entrée de la salle, trois pièces (une soupière, une bouteille et une jarre à huile) de la production contemporaine de Fès au décor monochrome bleu sur fond blanc ;
- un ensemble de plats de différentes formes et de différents motifs décoratifs bleu foncé de Fès;
- les principales productions de la céramique polychrome de Fès à motifs géométrique, floraux ou calligraphiques ;
- un ensemble de plats polychromes de Fès;
- trois pièces de la production contemporaine de Safi qui reproduisent les formes et les décors traditionnels anciens;
- une collection de la céramique contemporaine de Safi décorée d'un motif répétitif floral bleu sur fond blanc ,
- à l'étage supérieur, un plat de Safi à décor sculpté rayonnant autour du centre entouré, lui aussi, d'un décor calligraphique représentant un verset coranique. A l'étage inférieur, deux soupières "jobbanas" reproduisent les techniques, les formes et les motifs décoratifs anciens de Safi,
- une collection de la céramique contemporaine bleue de Safi produite par Moulay Ahmed SERGHINI. Cette collection se caractérise par un décor en écailles de poissons bleu foncé sur fond bleu clair;
- une collection de la. céramique verte dorée de Safi. Cette céramique dorée présente les dernières créations des ateliers de productions céramiques à Safi,
- trois pièces qui représentent la céramique blanche dorée de Safi ;
- un ensemble d'encriers de différentes formes produites à Safi, dans le style de la céramique de Fès et du Tafilalet ;
- des pièces contemporaines de Safi reproduisant les formes, les décors et les couleurs de la céramique ancienne de Fès et du Tafilalt



Le Musée Régional de la Céramique à Salé

Adresse :
Musée régional de la Céramique
Borj Sidi Ben Achir, Salé
-Maroc-

Le Musée de la Céramique à Salé a été créé en 1994, il occupe un Borj situé au sud-ouest du mausolée du saint Sidi Ben Achir dont il tire son nom. Ce monument fut édifié au XVlllème siècle sous le règne du Sultan Alaouite Sidi Mohamed Ben Abdellah. La collection exposée est riche et variée, elle comprend de la poterie et de la céramique de la région de Fès, du Rif, de Salé et de l'Anti-Atlas. On y découvre également des pièces exceptionnelles remontant à l'époque Almohade (Xllème siècle) telles que des margelles de puits et deux jarres magnifiques de l'époque Mérinide (XlVème siècle).

Une grande porte à arc brisé outrepassé constitue l'entrée, principale du musée. Elle est construite en pierre de taille. Après l'entrée un grand couloir mène vers la plate- forme ; ce couloir est doté de quatre vitrines contenant de la poterie du nord du Maroc, précisément de la région du Rif. Ces pièce ont été toutes fabriquées au début du XXème siècle, essentiellement par des femmes. Le montage se fait avec la main et sans l'utilisation du tour, c'est pourquoi les pièces ne sont pas parfaites. Des assiettes aux marmites, des pots aux jarres, une seule coloration les réunie tous ; c'est le rouge ocre et le noir, caractéristiques des pièces du nord du Maroc. Ces pièces ne sont pas fabriquées pour usage personnel.

Après le couloir, une grande porte mène vers la plate-forme et qui donne une superbe vue sur la mer. Trois portes s'ouvrent sur la plate-forme. La première à gauche sur une petite salle. Elle est dotée de quatre vitrines qui contiennent des pièces du sud et du nord du Maroc. Ainsi, la première vitrine contient des pièces du nord marocain tels que deux braseros (Kanounes) et une marmite du Ouarzazate et du haouz de Marrakech, ainsi qu'un plat à crêpes du Rif La deuxième vitrine contient six pièces du sud marocain qui sont trois pots à lait, un vase, une petite cruche et une marmite. La troisième vitrine contient neuf pièces toutes du nord et qui sont de petite taille, on trouve une gargoulette, une petite cruche, un pot à eau, deux vases, trois pots à lait et une cruche magnifique de la région de Beni Mezguilda. La quatrième vitrine contient cinq objets deux du nord et trois du sud qui sont respectivement deux pots à lait et deux plats à crêpes et une cruche.

En plus des vitrines, il y a trois pièces posées sur sol qui sont, une jarre de Beni Mezguilda (nord), un tajine slaoui et un couscoussier

La deuxième porte qui donne sur la plate-forme est celle d'une salle moyenne qui est elle-même divisée en deux parties. La première partie contient une vitrine dotée de trois pièces du Haouz de Marrakech qui sont de grands plats et un plat pour pétrir le pain. Ensuite on trouve dans cette même partie trois étagères qui contiennent trois grandes jarres du nord et deux pots à lait du sud (Ouarzazate). Enfin, et sur un socle on trouve un instrument de tendeur appelé Leblat qui servait à étendre la peau des animaux.

Dans la deuxième partie de cette salle on trouve aussi une vitrine qui contient des pièces des différentes régions du Maroc dont un magnifique matreb de Fès (flacon à eau de fleur d'orange, un chaudron du nord deux cruches et un pot à lait).

Dans cette même partie, on trouve une étagère qui contient différentes jarres du nord et du sud du pays qui servent à conserver les produits alimentaires.

La troisième porte qui donne sur la plate-forme est en fait la porte de la salle principale du musée. En effet cette salle contient des pièces uniques présentées pour la première fois au public. Cette salle est divisée en deux parties. La première partie était une cour ouverte, maintenant elle est couverte par des vitres. Cette ancienne cour possède trois galeries soutenues par des colonnes en pierres de calcaire. Ces galeries abritent les magnifiques margelles de puits de l'époque almohade du Xllème siècle. Ces pièces décorées d'estampage sous glaçure monochrome, rappellent à maints égards les oeuvres produites en Andalousie, notamment dans les ateliers de Malaga. Cette collection a été découverte en 1929 à Salé, à l'intérieur de Bab Chaâfa. Dans cette même partie, on trouve trois beaux plats de Fès de la fin du XIXéme siècle. Dans la deuxième partie de cette salle, on trouve deux petites vitrines qui contiennent de petits plats polychromes de Fès, une étagère en céramique et un vase de Salé. De part et d'autre de cette salle on trouve une étagère. En fin, on trouve une magnifique jarre du XlVème siècle (époque mérinide) qui est unique au Maroc. Elle est faite de céramique à décor gravé et estampé sous glaçure monochrome.


Le Musée d’Al Kasbah à Tanger
(Musée Provisoirement Fermé pour Restauration)

Adresse :
Musée d'Al Kasbah
Sahat El Kasba Tanger
Tél. : (+212) 39 91-20-92.

Le musée AI-Kasbah est installé dans l'ancien palais connu sous le nom de Dar El Makhzen. Construit sous le règne de Moulay Ismaïl, le Palais fut érigé sur l'acropole (la Kasbah) de Tanger à la fin du XVllème siècle, par le Pacha Ahmed Ben Ali Riffi. Il fut agrandi sous le règne de Moulay El Hassan 1er. C'est dans ce Palais qu'il a reçu les ambassadeurs européens en 1889. A cette date furent construites les portes qui donnent sur le jardin "Bab Riad As-Sultan". Moulay Youssef restaura la salle du trésor "Bit El Mal" et la salle à colonnades.

ARCHITECTURE :
Chef-d'ceuvre d'architecture musulmane.
• Salles à plafonds en bois sculpté et peint ;
• Murs plâtrés, décorés d'arabesques et de mosaïques islamiques (Zellige) ;
• Patio à ciel ouvert entouré d'un péristyle à colonnes en marbre blanc soulevant des chapiteaux composites.
• Grand jardin (Riad As-Sultan) . Plantes exotiques, arbres fruitiers...

Collections :
En 1922 le Palais fut aménagé pour être transformé en musée. Il comprend deux sections :
• Section ethnographique
• Section archéologique

Section ethnographique:

1 et 2. Bois
1 : Salle du trésor
Dans cette salle sont présentés des coffres géants en bois de cèdre du XVlllème siècle, et un coffre en fer clouté du XIXème siècle.

2 : Galerie des bois
Y Sont exposés des meubles et objets d'omement d'intérieur marocains en bois sculpté et peint ; portes, plafond du XVlllème siècle, frises sculptées du XlVème siècle, grandes chaises de mariage en bois de cèdre sculpté et peint de couleurs vives.

3. Textiles
Sont présentés dans cette salle les tissages ruraux et urbains ; couvertures, tapis et hanbels en laine caractérisés par une grande diversité de conception, de décor et de couleurs où se laissent reconnaître leurs lieux de fabrications: Aït Youssi, Tazenakht, Rabat, Fès, Tétouan, Chaouen...

4. Ameublement traditionnel Marocain
La salle "Koubba Kebira" (la grande coupole) est meublée de banquettes tapissées d'étoffes aux couleurs gaies, jonchées de coussins. Le long des murs est couvert de Zellige.

5. Armes et harnachement
Dans cette salle ; sabres et fusils du XVIIIème siècle, selles en cuir brodé de fil d’or, poudrières d'une grande diversité de formes et de décors, poignard orné de placages ou de fines découpures d'argent ou de cuivre, ciselés, gravés ou ajourés sont des oeuvres d'art considérées comme étant le "bijou" de l'homme, symbole de son prestige et de sa tribu.

6. Cuir
La salle réservée au travail du cuir, présente plusieurs articles de maroquinerie, coussins, poufs, portefeuilles, "choukara" porte-documents de la région du Rif brodés de fines lanières de cuir et ornés de longues franges.
Des babouches brodées au fil d'or et des reliures excisées ou dorées reflètent un travail remarquable.

7. Bijoux et broderie
Cette salle offte au visiteur de petites synthèses sur les bijoux marocains, citadins et ruraux.

Toujours en or, les bijoux citadins,( bracelets, pendants d'oreilles, bagues,
colliers, porte-coran) très décoratifs aux formes élégantes, témoignent d'une originalité, tant dans la technique que dans le décor. Des bijoux ruraux sont représentés par des pièces en argent très variés ; bracelets, anneaux de cheville, fibules, bagues, pectorales... du Rif, du Moyen et Haut Atlas, agrémentés d'émaux, de cabochons et de pierres précieuses. Ils sont selon les régions niellés, ciselés ou gravés d'une grande finesse d’exécution.

Broderie :
Une partie de cette salle est consacrée à la broderie. Cet art riche et florissant par ses compositions, ses coloris et ses techniques propres à chaque ville et qui témoigne d'un traditionnel art de vivre, d'un goût raffiné et d’une parfaite maîtrise : Nappe d'Azemour portant brodé le vieux thème des animaux et de l'arbre de vie ; coussins et ornement de lit de Tétouan d'un éclatement de couleurs vives et de bouquet de fleurs. Fès, Rabat et Chaouen sont aussi représentées par de très riches ouvrages. En complément ; des ceintures portées jadis par les femmes, tissées en soie naturelle, en fil d'or et d'argent.

Section archéologique :
La collection de la section archéologique est exposée dans les anciennes cuisines du palais, autour d'une petite cour. Le sol est orné d'une des plus belles mosaïques découvertes à Volubilis à savoir celle de la "Navigation, du Vénus"

Dans le rez-de-chaussée, on trouve des pièces qui remontent aux temps préhistoriques provenant du site D'Achakar, d'autres attribuées aux époques phénicienne et punique et qui ont été découvertes essentiellement dans le site de Kouass. On y trouve également des objets des époques maurétanienne et romaine en provenance de Cotta, Tamuda et Lixus.

L'étage est consacré à l'époque punique et romaine. A coté de la maquette grandeur nature du tombeau punique de Moghogha, on trouve exposés du mobilier funéraire, des inscriptions, des bijoux, des pièces en verre, des statuettes en bronze, des fresques, des sarcophages en plomb ... de la céramique et des pièces de monnaie.


Le musée des Armes du Borj Nord à Fès
Adresse :
Musée des Armes Borj Nord -Fès-
Tél.: (212) 55 64-52-41

Le musée des armes se trouve dans un fort militaire du XVIè siècle. Il fut construit en 1582 sur ordre du Sultan Ahmed El Mansour pour surveiller et protéger la ville de Fès contre les menaces étrangères. En 1963, ce fort
devint le musée des armes en abritant la collection de "Dar snah". Installée auparavant au palais du Batha ,cette collection provient en grande partie de la Makina, arsenal fondé par le sultan Moulay Hassan 1 à la fin du XIXè siècle.

DISPOSITION DE L'EXPOSITION :
L'effectif global des pièces exposées au musée des armes Borj-Nord est de 1089 réparties sur 15 salles. Leur disposition est la suivante:

Entrée :
On y trouve deux sabres et deux fusils du sud marocain.

Salle 1 :
Elle conserve des haches, des galets aménagés, des pédoncules, des hachereaux et autres armes représentant la chasse et la défense aux ages préhistoriques.

Salle 2 :
Elle comprend des armes blanches : armes d'hast, dagues, haches, piques, lances, hallebardes, fauchards et pertuisane puis des sabres marocains et de divers pays : Indonésie, Algérie, Inde, Chine, Turquie, Soudan, Viétname, Allemagne, Espagne, Italie, Perse et Angleterre. Des poignards également du Maroc et de plusieurs autres pays tel que le poignard indonésien du 17 ème siècle connu sous la dynastie royale de Mataram . Ce poignard a été offert au musée par le gouverneur de JAKARTA. Des harnachements de cheval du Maroc et de l'Algérie y sont également exposés.

Salle 3 :
Elle présente des objets militaires : casque polonais, casques, boucliers et brassards iraniens du début du XIXème siècle. copies de boucliers italiens de différentes formes portant plusieurs représentations de scènes de guère, une arme italienne et une autre française.

Salle 4 :
On y trouve des photographies de fortifications différentes par exemple le Krak et Kalat Maggîna, une copie d'espadon italien du XVè, trois mortiers dont un avec support en bois et des fusils de rempart allant du XVllè siècle au XIXè siècle .

Salle 5 :
Y sont exposés deux types de platines à silex et à rouet, des doseurs de balles avec accessoires. des moules à balles. des pièces détachées. et explosif de la fin du XIXème siècle récupérés à la Makina de Fès. ainsi que divers types de fusils à partir du xv è siècle. avec la platine à rouet. jusqu'aui XIXème siècle avec l’alimentation par magasin à chargeur. On trouve également une mitrailleuse Hotchkis du début du XXème siècle.

Salle 6 :
elle conserve une mitrailleuse française ayant été utilisée à la première guerre mondiale (1914-1918). une autre mitraillette belge fabriquée à Bruxelles en 1871. On y trouve également des armes à feu et des poudrières marocaines présentant la différence entre le sud, le nord et le Moyen Atlas. Elles prennent des aspects variés selon les régions et les matières de leur fabrication. Elles sont rondes, ovales, plates ou en forme de poire ou de corne. Quelques-unes sont recouvertes de clous, de cuir, d'argent et gravées de dessins abstraits. On trouve également des tromblons, des fusils avec baïonnettes qui les transforment en piques au moment du corps à corps, et dont différents systèmes furent utilisés par exemple : l'emmanchement dans la bouche du fusil ou la fixation par douille autour de son canon. Encore y trouve t-on des cartouches de projectiles, des explosifs, de la poudre, des balles, des chargeurs de balles, des fusils de pays islamiques et européens, ainsi que ceux du type spencer de grande rapidité utilisée dans la guerre américaine de 1865.

Salle 7 :
Cette salle contient des fusils et carabines de plusieurs pays européens et d'Amérique avec différents systèmes de percussion.

Salle 8 :
Elle ne présente que des revolvers depuis les anciennes fabrications du XVIème siècle jusqu'aux pistolets automatiques de la première moitié du XXème siècle. La collection des colts américains y est remarquable.

Salle 9 :
Cette salle est consacrée à la chasse. On y trouve donc des arbalètes, une fronde, une tête de buffle africain, des lances, un piège. des munitions de chasse et de tire, deux fusils de chasse de Tunisie accompagnés d'une poudrière en ivoire et de fusils de chasse européens dont une datant du XVème siècle est Le plus ancien fusil du musée.

Salle 10 :
On y trouve spécialement des canons marocains, dont un en bronze remontant au XVIIème siècle, et européens, dont un espagnol fabriqué en 1606, quatre canons du type Geripoval datant de 1763 et un autre offert par le Roi GUSTAVE 111 de Suède au Sultan du Maroc. On y trouve également des boules de canon avec divers diamètres et un appareillage de fabrication marocaine pour nettoyer les canons (Lanterne - Refouloir - Ecouvillon).

Salles 11-12-13 :
Ce groupe de salles comprend : les fusils du Nord et du Sud du Maroc qui semblent avoir été utilisés lors de la bataille d'Oued El Makhazine en 1578 ; des sabres citadins ou campagnards et de petits sabres "Sboula".

Salle 14 :
On y trouve deux selles de cheval marocain du XIXème siècle.

Salle 15:
Elle présente une belle collection de poignards du XIXème siècle richement décorés (ciselés, niellés ... ) dont les plus remarquables sont : celui avec le pommeau en queue de paon et celui avec le pommeau en forme d'un chapeau de gendarme.

Sortie :
Y sont exposés deux fusils du Nord marocain et un canon marocain en bronze remontant au XVIème siècle. Celui-ci est la plus grande et majestueuse oeuvre au musée (il pèse 12 T pour 4,80 m de longueur), son chariot en bois et bronze est exposé hors du musée près de la sortie. Selon la tradition orale ce gigantesque canon, appelé "SIDI MIMOUN", a été utilisé pendant la bataille des trois Rois.


Le Musée Archéologique de Larache

Adresse :
Musée archéologique de Larache Ville de Larache
Tél. . (+212) 39 91-20-92

Il a été inauguré en 1973, dans un Borj construit par le sultan mérinide Youssouf Ben Abdelhaq vers 1279. Il expose essentiellement les objets archéologiques mis au jour dans l'important site de Lixus. La collection présentée couvre une longue période de l'histoire du Maroc, allant de l'époque phénicienne jusqu'à l'époque islamique en passant par les époques carthaginoise, maurétanienne et romaine.
Malgré son espace restreint, le musée permet de découvrir divers aspects du Maroc préislamique par ses nombreuses pièces de monnaie et quelques objets antiques.L'on peut y contempler essentiellement cette belle boucle d'oreille gravée au signe de Tanit, déesse vénérée des Carthaginois, et qui témoignerait de l'importance de l'élément punique dans le domaine de la parure au Maroc, aux alentours des IV - IIIème siècles avant Jésus Christ. L'héritage punique au Maroc résistera au temps et jalonnera toute l'époque maurétanienne, tel que l'attestent les pièces de monnaies qui portent l'écriture néopunique, pour se retrouver même sous les romains.
Le Maroc islamique y est aussi largement représenté. On y trouve, entre autres, des pièces des dynasties almohade, dont le règne a duré plus d'un siècle, soit de 1130 à 1269, et mérinide, qui est venue juste après et est restée donc de 1269 jusqu'à 1465.

L'exposition est conçue dans un esprit chronologique :
La vitrine n°1 est réservée à l'époque phénicienne et carthaginoise. Y sont exposées des pièces en poterie et en céramique qui étaient employées dans la vie quotidienne de l'époque.
La vitrine n°2 expose des oeuvres également en poterie et céramique d'influence carthaginoise : vases, lampes hellénistiques ainsi que des ustensiles d'importation romaine.
La vitrine n° 3 comprend: ustensiles en poterie et céramique rouge (cruches, lampes à huile), balzamaires en verre, mosaïques, outils de construction, objets de décoration de maisons, meules de grains, outils de pêche, poids de mesure...
La vitrine n°4 présente des objets islamiques tels que la céramique almohade dont un vase portant une inscription en caractères marocains ainsi que des vases datant de l'époque almoravide (pot à parfum, lampe à huile à grand bec...).
Exposé dans cette vitrine, le vase à boire (shurba), qui date du début du XIIIème siècle, et qui est une pièce exceptionnelle.
La vitrine n° 5 expose des monnaies remontant aux époques phénicienne et carthaginoise, à l’époque maurétanienne et à l'époque romaine. La plupart sont en bronze. Certaines sont en argent tels que celles de Juba Il.


Le Musée Dar Jamaï à Meknès

Adresse :
Musée Dar Jamaï
Place Hadim -Meknès-
Tél. :(212) 55 5')-08-63

Le bâtiment date de 1882 et doit son nom au Vizir Abou Abdellah Mohamed Jamai, grand visir du Sultan Moulay Hassan ler

A partir de 1916, une partie de cette demeure est attribuée aux Beaux-Arts. D'architecture somptueuse comprenant des décors de Zellige, du bois peint, du plâtre sculpté, un jardin d'inspiration maroco-andalouse, il devint musée en 1920 sous l'appellation de "Musée des arts indigènes".

Depuis cette date, il abrite une collection de l'artisanat meknassi, du Moyen Atlas et du Pré-Rif On y trouve représentés les différents aspects du savoir-faire des artisans de ces régions: sculptures sur bois, tissage, broderie, ferronnerie, orfèvrerie, dinanderie, maroquinerie, etc.

Sur le plan architectural, l'un des éléments les plus importants reste la salle à coupole embellie par des Zelliges, du plâtre sculpté et du bois peint.

Actuellement le musée abrite une exposition sur : « Trame des signes : le tapis » organisée dans le cadre des cinq grandes expositions patrimoniales .

Cette exposition est organisée dans trois prestigieux monuments de la capitale ismaïlienne : Dar jamai, Bab El Mansour et Koubate Soufara(pavillon des ambassadeurs ).

Elle est divisée en plusieurs sections. La première section présente les spécimens les plus anciens dans les collections nationales, Les autres sections sont consacrées aux productions desdifférentesrégions :Rabat, Moyen Atlas (Zemmour, Guerouane, Zaîan, Beni Mguild,…)Haut Atlas (Glaoua),Haouz de Marrakech, Chichaoua.

Chaque région ou centre de production se distingue par sa chromée, sa composition , ses motifs, et ses techniques notamment le nombre de points, le type de nœud (oriental, etc.) voire même la qualité de la laine produite sur place.

Cette exposition évoque également la situation ambiguë que vit aujourd’hui le tapis qui connaît d’une part un dynamisme affirmé et une généralisation au niveau de la production et d’autre part la perte d’une certaine spécificité, la standardisation des styles voir l’industrialisation des méthodes de production .

Par ailleurs on assiste au développement d’une créativité parfois toute personnelle et individuelle.


Le Musée Sidi Mohamed Ben Abdellah à Essaouira
(Musée Provisoirement Fermé pour Restauration )
Adresse :
Musée Sidi Mohamed Ben Abdellah
Derb Laalouj-Essaouira
Tél . : (+212) 44 47-23-00

Crée en 1981, le musée abrite des collections à caractère ethnographique de la ville et de son aire culturelle régionale. Ainsi on y trouve de la marqueterie. des instruments de musique, des bijoux des armes. Ces objets sont considérés comme étant spécifiques de la ville d'Essaouira et de sa région et sont datés des XVIIIème et XXème siècles.

Description de l'exposition

1 - Rez-de-chaussée
Il abrite des instruments de musique. Ces objets qui représentent un patrimoine artistique musical marocain sont exposés suivant leurs fonctions : liturgiques et socio- religieuses...
1-1- Le côté Ouest
On y trouve cinq vitrines dont quatre renferment des instruments de musique utilisés par des groupes religieux tels que Gnawa, Issawa et H'mad'cha. Quant à la cinquième vitrine, elle abrite quelques exemples d'instruments de musique liturgique et sociolinguistique (circoncision, mariage...
1-2- Le côté Est du patio
Il abrite quatre vitrines contenant des instruments de musique populaire. , de la ville d'Essaouira. Cela concerne les instruments de musique berbère - correspondant à la tribu des Haha (AHWACHE et RWAISS )- andalouse et Malhoun ainsi que d'autres 'instruments utilisés lors des fêtes populaires.
2- Ier étage :
Il est constitué d'un patio entouré de salles communicantes.
2-1- Patio des tapis
Ce patio est réservé aux tapis traditionnels de la ville d'Essaouira et de ses environs. Y sont exposés aussi d'importants outils utilisés pour le tissage de la laine.
2-2- Salles des tenues traditionnelles
Quatre salles abritent des tenues traditionnelles qui datent du XIXème au XXème siècle. On y trouve un caftan brodé de la femme citadine, une ceinture en cuir, un caftan brodé, un châle en soie, une tenue juive en flanelle noire brodée, un costume d'homme citadin du XIXème siècle, formé d'une veste, d'un gilet et d'un pantalon bouffon. la tenue de la mariée berbère (région des Haha), -constituée d'un châle brodé,d'une dfina (robe de femme), d'un haik en laine tissée, d'un hzam (ceinture) en soie et d'une paire de babouches en cuir jaune brodé-, la tenue de la mariée juive -formée d'un caftan en velours et des broderies en soie et fil d'or ainsi qu'une ceinture brodée en fil d'or-, un caftan du XIXème siècle en flanelle de couleur verdâtre et de motifs floraux, brodé sur les côtés et une large ceinture en soie brodée de motifs géométriques et végétaux, un caftan en flanelle jaune, connu sous le nom de caftan de poignard, une djellaba d'hommes, en laine blanche tissée, un "Façonner" sorte-de tunique et un habit du paysan, en laine'blanche rayée en noir.
2-3- Salle des Bijoux.
La ville d'Essaouira est connue par ses bijoux berbères, arabes et juifs et par ses techniques traditionnelles de fabrication : la ciselure, la gravure... On trouve ainsi exposés dans cette salle : une variété de colliers qui se distinguent par la forme, les signes et la technique de fabrication ; ainsi que des pendentifs en forme de petite main. des bijoux de femmes berbères (région de Haha) : boucles d'oreilles. colliers, boucles de ceinture, deux bagues, deux bracelets, deux khelkhales..., quelques types de bracelets de différentes formes (ciselés et incrustés en pierres précieuses, soit niellés, soit gravés en motifs géométriques et floraux). les outils du nielleur et les plus importantes oeuvres traditionnelles ainsi qu'un ensemble de bracelets, de boucles, de ceintures et des khelkhales. Ces oeuvres argentées datent du début du XIXè siècle jusqu'au X siècle.
2-4- Salle des Armes
Les armes sont à la fois des outils d'ornement et de protection. Les vitrines de cette salle présentent les différents types d'armes de la ville d'Essaouira qui datent du XVlllè siècle. On y trouve : deux types de poignards : "Koumiyya" (poignard courbé) et "Sboula" (poignard droit). Le bois, les cornes, l'argent et le bronze sont les matières premières utilisées dans la fabrication des poignées, les lames sont en fer, alors que les fourreaux sont en cuivre ciselé. Le système d'accrochage est constitué de deux anneaux avec une cordelière en soie, quelques épées dont les manches sont essentiellement en corne de cerf et les fourreaux sont en argent ciselé, deux types de fusils "bouhabba" et "Bouchfar". Le premier se caractérise par sa longueur moyenne et son système de lire. le deuxième est plus long. De même, on y trouve un pistolet et une boîte à poudre.
2-5- Salle du Bois
Le coté Ouest de la salle est réservé aux outils traditionnels et aux matières premières utilisées dans le travail du bois de Thuya. On y trouve aussi des meubles aux motifs floraux et géométriques.
Sur le coté Est de la salle sont exposés des fragments de plafond et des cadres de fenêtres. Le décor est fait de motifs géométriques, floraux et peints en pigments naturels.
2-6- Patio des anciennes photos de la ville d'Essaouira
Le patio renferme des photos de la ville et de ses régions. Ces photos nous permettent de donner une image de cette prestigieuse ville pendant le début du XX siècle et de son mode de vie.