Musée
Archéologique de Tétouan
Musée
Archéologique de Rabat
Musée
d’Art Contemporain de Tanger
Musée
Ethnographique de Tétouan
Musée
des Arts Sahariens de Laâyoune
Musée
Ethnographique des Oudaïa à Rabat
Musée
National de la Céramique à Safi
Musée
Régional de la Céramique à Salé
Musée
d’Al Kasbah à Tanger
Musée
des Armes du Borj Nord à Fès
Musée
Archéologique de Larache
Musée
Dar Jamai à Meknès
Musée
Sidi Mohamed Ben Abdellah à Essaouira
Musée
Dar Si Said à Marrakech
Musée
Batha à Fes
Le Musée Archéologique
de Tétouan
| Adress :
Musée Archéologique de Tétouan
2 rue Ben H’saïn, B.P. 41.
Tétouan 93 000.
Tél: (+212) 39 96 73 03 |
 |
Il est situé au centre ville à l'intersection
entre la Médina et la ville moderne. Il occupe un édifice
construit spécialement pour cette fin en 1939 et inauguré
le 19 juillet 1940. Il revêt une grande valeur scientifique et patrimoniale.
la majorité des objets qui y sont exposés proviennent de
fouilles anciennes et modernes entreprises dans le nord du Maroc.Ils donnent
une idée sur la préhistoire comme l'histoire préislamique
(phénicienne punico-maurétanienne et romaine) et islamique
de la région, rapproche le visiteur du passé et de ses habitants
et lui offrent une image concrète sur le mode de vie.
Le matériel archéologique est riche et diversifié:
céramique, amphores, mosaïques, inscriptions, stèles,
éléments d'architecture, monnaies antiques, outils préhistoriques
en pierre et en os, restes fauniques etc...
Le musée se compose d'un jardin de style andalou, d'un vestibule,
de trois salles d'exposition permanente, d'une salle de projection, d'un
petit atelier de restauration, d'une réserve et de bureaux administratifs.
L’exposition :
la visite du musée se déroule à travers les espaces
suivants:
Le jardin de style andalou, il offre au visiteur six mosaïques romaines
datant de la fin du Ilèrne siècle ap. J.C. et trouvées
à Lixus, une collection de stèles funéraires islamiques
provenant du cimetière de Tétouan (XVI et XVII ème
siècle), un ensemble d'amphores romaines de formes différentes,
inscriptions lybiques et lybico-latines, un matériel divers provenant
de Lixus et de Tamuda:moulins, bases de statues portant des inscriptions
latines, des citernes en pierre, des chapiteaux en marbre, des colonnettes
et des lavoirs en pierre, des vestiges portugais mis au jour à
Qsar Es- Seghir.
Le vestibule.
A partir du jardin, on accède à ce petit espace où
sont présentées deux mosaïques romaines (celle des
trois grâces et celle du voyage bacchique) découvertes à
Lixus et datant de la fin du Il ème siècle après
J.C.
La salle 1:
le vestibule introduit à l'intérieur du musée le
visiteur traverse un petit couloir et arrive à la première
salle réservée aux traces préhistoriques d'occupation
de la région (500 000 ans) jusqu'aux époques médiévales
( XVIème siècle). Entre autres, sont exposés des
outils préhistoriques en pierre taillée (Acheuléen,
Moustétien, Atérien, Ibéraumaurisien, Néolithique)
mis au jour à Oued Marti , Had Gharbia et M'zora..., de la céramique
néolithique et des restes fauniques trouvés dans les grottes
de Ghar Kahal et Taht Ghar. On peut aussi admirer le fameux monument mégalithique
de M'zora à travers une maquette, un fragment de gravure rupestre
et deux meules néolithiques.
La salle présente également des restes punico-maurétaniens
comme le sphinx en marbre, des lampes en terre cuite, des témoins
romains comme la sculpture en bronze de la lutte entre Hercule et Antée,
de la céramique et autres éléments en bronze. Ces
témoignages proviennent de trois sites principaux: Sidi Abdessalam
del Bhar, Tamuda et Lixus.
Les vestiges islamiques comme les carreaux de zéllige, les fragments
de margelles de puits, les vases décorés, les lampes...,
proviennent de Lixus et de Qsar Es- Seghir.
La salle 2 :
Connue par la salle des mosaïques, elle présente quatre des
plus belles mosaïques romaines datant de la fin du Il ème
siècle après J.C. et provenant de la ville antique de Lixus.
Le sol des chambres dans les maisons romaines était souvent pavé
de mosaïques montrant des motifs géométriques et des
scènes mythologiques.
Les mosaïques de cette salle ont été découvertes
dans l'une des plus belles maisons: la maison de Mars et Rhéa Sylvia:
1- la mosaïque de la rencontre du dieu
Mars et de la "déesse" Rhéa Sylvia installée
sur le mur au fond de la salle.
Outre l'emblème central, la mosaïque présente des motifs
géométriques de couleurs vives.
2- la mosaïque de Vénus et Adonis
installée sur la paroi latérale gauche de la salle à
partir de l'entrée.Les deux personnages sont presque nus, les pieds
croisés et entourés d'Eros et d'oiseaux.
3- un pavement à motifs géométriques
installé au sol au fond de la salle. Il constituait la continuité
de la mosaïque de Vénus et Adonis.
4- la mosaïque installée au sol
à l'entrée de la salle découverte dans l'une des
chambres de la maison de Mars et Rhéa Sylvîa à côté
de la première mosaïque. L'emblème circulaire central
montre une scène mythologique.
La salle 3 :
A l'étage, le visiteur accède à la troisième
salle réservée à quelques aspects du mode de vie
de nos prédécesseurs dans la région du Nord Ouest
marocain en général et de Tétouan en particulier.
La majorité des objets exposés concement les époques
antiques et essentiellement la période romaine. Ceux relatifs aux
époques préhistoriques et islamiques sont moins importants
en nombre.
Les thèmes présentés relèvent de l'armement
(pointes de flèches en silex, brassard en bronze, poignard en bronze,
boutons militaires en os ... ), de l'éclairage (lampes à
huile en terre cuite et en bronze), des pratiques et rites funéraires
(umes, patères, lacrimatoires, inscriptions ... ), de la religion
(sculpture de dieux ou déesses, sculpture de la lutte d'Hercule
et d'Antée ... ), de la maison et meubles romains (appliques de
lits en bronze, objets de décoration en bronze ... ), de la cuisine
et de la vaisselle (fragments d'oeufs d'autruche, fragments de vases néolithiques,
plats, bols, jarres, couteaux en fer, brûle-parfums ... ), et autres
aspects de la vie de l'époque romaine: la pêche, la couture,
la musique, la médecine et la chirurgie
Le musée offre également au visiteur une vitrine présentant
un échantillon intéressant de monnaies antiques (maurétaniennes
ou romaines) découvertes à Lixus, à Tamuda et Tanger,
un candélabre romain en bronze découvert à Lixus,
un genou d'une grande statue en marbre et un buste de Caton d'utique.

Le Musée Archéologique
de Rabat
Adresse :
Musée Archéologique de Rabat 23, rue Brihi -Rabat-
Tél. : (+212) 37 70 19 19
Crée
dans les années 20, ce musée abrite les trouvailles archéologique
mises au jour dans les différents sites fouillés à
l'époque, notamment ceux de Volubilis. Banassa. Thamusida...
Sa vocation est de présenter, à travers les vestiges qu'il
renferme, l'histoire du Maroc depuis la Préhistoire jusqu'à
l'époque islamique : outils des hommes préhistoriques,
mobilier néolithique, inscriptions libyco-berbères. splendide
collection de divinités romaines, statuettes en bronze ou en
marbre, céramique des premières cités de l'époque
islamique... Tout un éventail d'objets, d'outils y trouvent place
notamment les bustes en bronze de Juba 11, de Caton. sans oublier des
chefs d'oeuvres comme les statues de l'éphébe couronné,
le vieux pêcheur, le chien de Volubilis...
Présentation de l'exposition
Salle 1 - Expositions temporaires :
Cet espace est destiné à présenter temporairement
des expositions consacrées aux résultats de la recherche
archéologique au Maroc.
Les sites portés sur la carte ne représentent que les
principaux gisements connus à ce jour. La reprise des prospections
programmées enrichirait considérablement nos connaissances
en apportant de nouveaux documents sur les civilisations anciennes du
Maroc.
Salle2 - Rez-de-chaussé :
Cet espace est consacré aux civilisations préhistoriques:
De nombreuses civilisations préhistoriques sont connues au Maroc.
Chacune est caractérisée par un outillage spécifique.
La plus ancienne de ces civilisations est la Pebble-culture connue notamment
à Arbaoua, Douar Doum (région de Rabat) et à Casablanca.
La civilisation acheuléenne se trouve dans de nombreux gisements
à Sidi Abderrahmane, à Casablanca, à Daya El Hamra
près de Tiflet... C'est à elle que se rapportent les plus
anciens restes humains découverts au Maroc (Hommes de Sidi Abderahmane,
Rabat et Salé),
Plus tard apparaît l'Homo sapiens archaïque responsable de
la civilisation moustérienne (Homme de Jbel Irhoud). La civilisation
atérienne est spécifique au grand Maghreb : les seuls
témoins humains ont été mis au jour au Maroc (homme
atérien de Témara, de Dar Es Soltane et d'El Harhoura)
L'Ibéromaurusien est représenté dans de nombreux
gisements notamment à Taforalt et à lfri n'Baroud.
Avec le Néolithique apparaît un nouveau mode de vie. basé
sur l'agriculture et l'élevage et de nouvelles techniques (céramique,
pierre'polie) ainsi que l'art rupestre.
Parmi les sites les plus importants on retient les grottes de la région
de Tanger et de Tétouan, les nécropoles d'El Kiffen et
de Skhirat.
La civilisation protohistorique est surtout connue par l'art rupestre
du Haut Allas. La hache de cuivre de l'oued Akreuch et l'épée
de l'oued loukos en sont les seuls témoins archéologiques
actuellement connus.
Ier étage
- Archéologie islamique
Les premiers contacts du Maroc avec l'Islam datent du Vllème
siècle après J.-C. Très vite, la religion musulmane
est adoptée et le pays devient un de ses fervents défenseurs.
Les témoins matériels de l'Histoire du Maroc musulman
sont innombrables et variés. L'investigation archéologique
qui en révèle l'importance et les caractéristiques
n'en est encore qu'à ses débuts. Mais déjà
les quelques sites fouillés - dont certains sont présentés
pour la première fois - apportent la preuve d'un patrimoine riche
et varié, où se rejoignent le génie autochtone
et l'apport islamique: al-Maghreb al-Aqsa (le Maghreb extrême)
était véritablement un des foyers les plus actifs et les
plus prospères du monde musulman.
- Le site de Sala (Challah)
Ce site est l'exemple d'une ville maurétanienne et romaine active
et prospère jusqu'au IVème siècle après
J.-C.), devenue au Xlllème siècle une nécropole
royale. Les fouilles y ont révélé maints aspects
de sa première grandeur tandis que les vestiges islamiques y
témoignent d'un art de bâtir marqué par la finesse
et la richesse de certains thèmes du décor architectural.
Le patio:
Dans cet espace sont exposées certaines des meilleures gravures
du Maroc, tels que la stèle funéraire de N'khila, la dalle
portant gravé un poignard ou celle portant une inscription lybique.
Y sont exposées aussi , plaquées au mur, certaines stèles
votives, découvertes à Volubilis, et plusieurs plaques
portant des inscriptions latines. En fin on y trouve la fameuse stèle
d'Abou Yacoub Youssouf qui provient du Chellah. Le Jardin Il regroupe
une belle collection lapidaire qui se compose de stèles lybiques,
de chapiteaux, de bases de colonnes et de statues, de caissons, de meules,
d'autels, de cadrans solaires, d'une chaudière, d'un regard d'égout,
d'un fragment de voûte de thermes montrant un splendide décor
en mosaïque...
Salle 3 - Civilisations préislamiques
Les pièces les plus prestigieuses des collections provenant des
fouilles de Mogador, Volubilis, Banasa, Thamusida, Sala, ont depuis
longtemps été regroupées au Musée archéologique
de Rabat. Elles sont actuellement présentées en fonction
de grands thèmes qui rendent compte des principaux aspects des
civilisations préislamiques au Maroc.
La Présence des Phéniciens puis probablement des Carthaginois
est attestée sur les sites côtiers, jusqu'à Magador.
Plus tard, entre le IIIème et le Ier siècle avant J.-C.
se développe une civilisation rnaurétanienne, connue en
particulier par les céramiques peintes fabriquées à
Banasa.
A partir du dernier quart du Ier siècle avant J.-C., le royaume
de Juba II et de Ptolémée, derniers rois de Maurétanie,
est sous influence romaine. Les cités de Sala, Volubilis, Lixus,
Tingi, Taniuda, sont déjà des centres urbains à
cette époque.
A Partir de la création de la province romaine de Maurétanie
tingitane, l'empreinte de Rome se manifeste dans l'urbanisme des cités,
l'organisation du dispositif militaire, la mise en valeur des territoires.
Les fouilles ont mis au jour de nombreux témoignages de la vie
publique et privée des Hommes de cette époque ; elles
ont également fait ressortir la part d'originalité qui
distingue la province de Maurétanie tingitane des autres provinces
du monde romain.

Le Musée d'Art Contemporain
de Tanger
Adresse:
Musée d'Art Contemporain
52 Avenue d'Angleterre, Tanger
Tél.: (212) 39 94-99-72
Ce Musée est situé dans l'ancien
quartier anglais, dans une prestigieuse villa construite en 1890 pour
abriter le consulat britannique et ce, jusqu'au début des années
1980. En 1986, il fut réhabilité en maison de la Culture,
Pour devenir un Musée d’Art contemporain en 1990. Il présente
des chef-d’oeuvres d’une pléiade d’artistes marocains
contemporains appartenant à différentes écoles artistiques.
En parallèle, le musée organise également des expositions
temporaires consacrées à des artistes nationaux et étrangers.
Le musée comprend six salles dont chacune représente une
étape de l'évolution de la peinture moderne au Maroc.
Première salle
Les tableaux exposés nous permettent d'apprécier les créations
des précurseurs de la peinture moderne rnarocaine. Cette Première
génération de Peintres qui furent les pionniers d'un art
moderne marocain, nous livrent une symbiose entre l'art traditionnel et
la peinture abstraite occidentale.
Deuxième salle
Cette salle est consacrée à la deuxième étape
de l'évolution de la peinture abstraite au Maroc des années
50. Cette étape se caractérise par deux courants: le Premier
appartient à l'école espagnole, par l'agencement des formes
de manière académique; le second à l'école
française, par le style et les tendances symboliques.
Troisième salles :
Ces salles comprennent un ensemble d'oeuvres réalisées par
des artistes qui ont réfléchi au problème de la création
au Maroc. Ce groupe a réagi violemment contre l'aliénation
culturelle et artistique exercée au Maroc depuis la colonisation,
et a refusé toute forme d'expression se limitant à l immitation
superficielle d'un modèle artistique importé.
Cinquième salle :
Les oeuvres exposées dans cette salle nous donnent un aperçu
sur l'évolution de la réflexion sur l'art au Maroc ; réflexion
qui vise à libérer la toile de l'enclave rnurale.
Sixième salle :
La dernière salle du musée comprend trois oeuvres, Où
le peintre défie la symétrie géométrique et
utilise des symboles aux signifiants divers. De même on trouve des
oeuvres qui appartiennent au groupe des peintres abstraits qui ont donné
à la peinture une orientation purement technique et scientifique.
Enfin, le musée expose deux oeuvres qui s'éloignent de la
toile traditionnelle, cherchant à improviser le mouvement en y
imposant des sculptures en bois poli incrusté de fils d'argent.

Musée Ethnographique
de Tétouan
Adresse:
Zankat Skala, 65 Bab El Okla
93000-B.P. 41 Tétouan
Tél / Fax: (+212) 39 97-05-05 |
 |
Le musée: histoire et espace
Créé en 1928 à Dar Bennouna sise à Zankat
mokadem au coeur de la Médina, le musée fut transféré
et inauguré dans son siège actuel le 29 juillet 1948. Il
occupe une forteresse historique construite sur ordre du sultan alaouite
Moulay Abderrahmane vers 1830-31, comme en témoigne une inscription
au dessus de la porte d'entrée et dont voici une traduction: "
au nom de Dieu Clément et Miséricordieux, au triomphe, à
la consolidation et à la classe victorieuse de Notre Seigneur Abderrahmane,
prince des croyants, ce bastion béni fut construit par le pouvoir
de son serviteur et héritier de sa grâce, Mohamed Achach
en l'an 1246 de l'Hégire / 1830-3 1. Le musée se compose
d'un jardin intérieur, dont le tracé rappelle les palais
et maisons traditionnels avec un bassin au centre, une fontaine murale
recouverte de zellige et surmontée d'un auvent en bois couvert
de tuiles rondes, un espace cafétéria qui occupe la terrasse
de la forteresse sur laquelle sont exposés de nombreux canons d'origine
portugaise et deux espaces d'exposition au rez-de-chaussée et à
l'étage.
L’exposition
Lieu de rencontre, de contact et de fusion de nombreuses cultures à
la fois autochtone, ottomane, européenne et surtout andalouse,
la ville de Tétouan et sa région offrent aux visiteurs l'exemple
concret d'un foyer culturel authentique et singulier qui ne laisse pas
se tromper sur son identité.
A travers ses expositions, le Musée ethnographique
de Tétouan illustre un certain nombre de ces aspects culturels
et ethnographiques de la ville et sa région selon deux thématiques
essentielles: vie publique et vie privée.
La première se réfère aux différentes
activités et pratiques socio-éducatives et religieuses dont
la scène est l'espace public (mosquée, zawiya, espace artisanal...).
La deuxième se réfère aux différentes pratiques
et activités qui se dérou- lent à l'intérieur
de la maison qui constitue l'espace intime de la femme et de la famille.
Espace d’activité et de vie collective
Outre l'espace jardin et cafétéria qui sont une assimilation
de l'espace publique, le rez-de-chaussée a été réparti
en trois espaces d'exposition: un espace d'orientation général,
un espace d'artisanat et d'échange et un espace pour le culte,
les pratiques socio-éducatives, religieuses et la vie communautaire.
Le patrimoine artisanal
Tétouan et sa région comptaient parmi les centres de production
artisanale les plus importants à l'échelle régionale
et nationale La production artisanale traditionnelle couvrait de nombreux
métiers importés d'Andalousie avec l'arrivée des
mauresques à partir du 15ème siècle ou connus dans
la région depuis fort longtemps tels que le travail du cuir, bois
peint, tissage, poterie et céramique...,Ie Musée se limite
à la présentation et à l'interprétation des
métiers les plus caractéristiques de cette région
à savoir le zellige, la poterie rifaine et le travail du cuir
Le travail du zellige: marqueterie en terre cuite émaillée
Il constitue l'un des métiers artistiques les plus caractéristiques
de la ville de Tétouan, il se caractérise par sa technique
de façonnage, ses couleurs et ses aspects de surface qui lui donnent
une singularité et une authenticité particulières.
La poterie rifaine
C'est une poterie modelée à la main selon une tradition
fort ancienne; c'est une production essentiellement domestique à
usage culinaire souvent sans décors ou à décors géométrique
simples, ciselée ou peinte à l'aide de teintes naturelles
de couleur marron.
Production féminine, elle fait partie des tâches domestiques
quotidiennes de la femme dans cette région.
Le travail du cuir
Comme en témoignent les tanneries de Tétouan qui pourraient
dater du XVème siècle, le travail du cuir est aussi ancien
dans cette ville. La fabrication de babouches masculines et féminines,
de ceintures, de sacs et autres objets en cuir était très
florissante durant les siècles passés.
Le souk: espace d’échange et de
rencontre
C'est à la fois un espace d'échange commercial, de transfert
des richesses et un forum où sont discutées toutes les questions
d'ordre politique, économique et social.
Le souk est aussi un espace de contact et d'échange socio-culturel
entre les sociétés rurales d'une part et entre celles- ci
et les sociétés urbaines d'autre part, c'est un rendez vous
hebdomadaire où se rencontrent agriculteurs, artisans, administrateurs
etc..., pour négocier, s'approvisionner et régler les différentes
affaires de la vie.
Les pratiques socio-religieuses et éducatives
Ville dont l'histoire a été surtout marquée par le
Jihad contre les incursions étrangères pendant les XVIème
et XVIlème siècles, Tétouan a toujours constitué
un centre de conformisme religieux et de rayonnement culturel. Elle est
connue aussi comme ville de soufisme et de maraboutisme, comme en témoigne
le nombre important de Zawiyas, mosquées et lieux saints parsemés
partout dans les ruelles de la Médina. Elle est également
connue comme centre d'enseignement théologique et religieux, lequel
se pratiquait d'abord dans les écoles coraniques dès le
plus jeune âge et ensuite dans les mosquées et médersas.
Pour se faire une idée sur ces aspects à la fois culturels
et religieux, le musée offre à son visiteur une présentation
et une interprétation de différentes institutions religieuses
et éducatives.
Espace privé ou d’intimité
féminine
L’espace privé ou intime de la femme est tout un monde d'activités
de détente et de plaisirs où la femme laisse errer son imagination
pour préparer de délicieux "tagines" ou réaliser
de beaux ouvrages de broderie. Cet espace témoigne des différentes
phases évolutives de la vie de la femme depuis la naissance en
passant par les premiers rites visant à son intégration
à la vie socioculturelle pour arriver enfin à la phase où
la petite fille devenue jeune femme, entame une autre vie au sein de son
nouveau foyer.
La cuisine ou l’occupation culinaire
Cuisiner est parmi les principales occupations féminines. Une fois
que le petit déjeuner est pris, les hommes partis au travail et
les enfants à l'école, la femme procède à
la préparation du pain qui accompagne le repas suivant….
Accompagnée par son petit bébé assis dans son berceau
et entourée d'ustensiles de différentes formes, elle se
met à la préparation du déjeuner. Toute une tradition.
L’art de broder
La broderie tétouanaise constitue l'une des broderies les plus
originales du Maroc. Elle tient son origine, d'après de nombreux
chercheurs, de l'art turc dont elle garde encore certains caractères
de style et de motifs. Mais la broderie de Tétouan porte aussi
nettement l'influence andalouse introduite par les émigrés
andalous au XVème siècle.
les supports utilisés sont souvent des supports précieux:
Toiles de lin ou tissus en soie avec des tons clairs ou vifs et des motifs
composés essentiellement de flore. Parmi les principales broderies
on cite à titre d'exemple Taajira et Ghorza.
Shedda ou l’art de s’habiller en petite mariée
Dès l'âge de sept ans, les petites filles tétouanaises
sont soumises à certaines pratiques et rites de passage visant
leur intégration et leur initiation à la future vie d'adulte.
La "shedda" constitue un important rite d'initiation; elle consiste
à habiller la petite fille et la maquiller à la manière
d'une mariée afin de la séduire et de lui faire prendre
conscience de son corps en lui apprenant à s'y intéresser
et à le mettre en valeur.
La "shedda" est célébrée souvent à
l'occasion du 26 ème jour du mois de ramadan, lorsque la fille
jeûne pour la première fois. La cérémonie commence
au coucher du soleil où on fait monter la petite fille en haut
d'une estrade ornée de bouquets de fleurs et de jasmin avec une
monnaie en or (Louise) dans la bouche avant de lui donner à boire
du lait et des dattes pour la rupture de son premier jeûne. Après
ce rite, la cérémonie continue par une fête animée
par la troupe féminine de musique andalouse où sont conviées
les petites filles du quartier, les membres de la famille et les voisins.
La jeune fille ainsi déguisée en petite mariée sera
habillée, maquillée et parée à la tradition
d'une véritable mariée tétouanaise. Le costume de
la "shedda" se compose de plusieurs pièces qui font l'objet
d'une exposition au musée.
La salle tétouanaise ou l’art
de meubler l’espace
C'est la salle typiquement traditionnelle de Tétouan où
se déroule la cérémonie du trousseau puis celle du
mariage, animée par un orchestre totalement féminin.
La salle est meublée de matelas, du lit de la mariée, sur
lequel sont disposés sept coussins brodés de fils de soie,
symbolisant les sept jours du mariage.
Les murs sont couverts de "Haiti" et les miroirs ornés
de "Tenchifa" brodée.
Au coin de la salle, les beaux coffres du trousseau en bois peint exposent
fièrement le trousseau de la mariée.

Musée
des Arts Sahariens de Laâyoune
Adresse
:
Maison de la culture
Place oum Saâd Laâyoune
Tél: (+212) 48 99-33-99 |
 |
Le musée des arts du Sahara à
laayoune a été inauguré en 2001.Il se trouve au sein
de la maison de la Culture qui abrite également un conservatoire
de musique et une salle de conférences. Les collections qui représentent
le patrimoine culturel local sont exposées dans trois salles.
La Salle 1 :
Cette salle principale renferme plusieurs sections :
Section 1 dans laquelle sont exposées
- des photographies sur les sites archéologiques
(ensemble de tombes, sites de rites et gravures rupestres remontant
à la période néolithique de la préhistoire;
- une reconstitution de l’école coranique
: natte, tablette en bois, encre et place réservée au
maître enseignant
- présentation de la tente avec tous ses
éléments reflètant le statut social de son propriétaire
et de son rang économique .
Section 2 : offre au visiteur :
- des accessoires du dromadaire qui représente
l’animal le plus prisé au Sahara par son utilité
et son adaptation à l’environnement .
- un ensemble de selles.
Section 3 : constituée de collections qui
représentent l’artisanat local par un ensemble de bijoux,
de costumes féminins et des instruments de musique.
La Salle 2 et la salle 3 :
elles sont réservées aux objets en cuir qui montrent la
diversité et la richesse de cette production (sac, portefeuille,
oreiller, selles…).
Le Musée Ethnographique
des Oudaïa à Rabat
Adresse
Musée des Oudaïa
Kasbah des Oudaïa -Rabat-
Tél. : (+212) 37 72-64-61
Il a été aménagé
dans les anciens pavillons érigés sous le règne du
Sultan Moulay Ismaïl (1672-1727) pour lui servir de lieu de séjour
à Rabat. Par son architecture, son décor, son jardin, le
bâtiment constitue à lui-seul un chef-d'oeuvre.
Le musée y a été
installé dès 1915. Il regroupe des collections vestimentaires
représentant plusieurs régions du pays. La.collection de
bijoux, aussi riche que variée, traduit un incontestable savoir-faire
de l'artisan marocain. Les astrolabes témoignent du génie
de l'école maghrébine et de sa contribution au développement
de la science. Les tapis, la poterie et les instruments de musique complètent
le tableau de ce que le musée des oudaïa recèle comme
collections ethnographiques.
Depuis juillet 2002, et suite à sa restauration,
le musée abrite une exposition sur « l’art de paraître
:bijoux et parures ». organisée dans le cadre des cinq grandes
expositions patrimoniales
Cette exposition est divisée en plusieurs sections
qui retracent l’histoire de la bijouterie marocaine tout en soulignant
sa richesse et sa diversité à travers ces créations
.
Le premier espace et réservé à
la présentation des pièces exhumées dans différents
sites, préhistoriques, antiques et islamiques dont un grand nombre
est dévoilé, pour la première fois au public.
Cette présentation révèle la richesse
des œuvres réalisées dans des matériaux divers
à travers l’histoire , la panoplie la plus complète
possible de formes et de techniques .
Un second espace est consacré à la présentation
d’une belle collection de bijoux en or d’une très grande
valeur historique et esthèque qui témoigne de la richesse
du savoir-faire des jointives citadins.
La troisième section met en valeur la diversité
des parures féminines par un choix représentatif des régions
les plus riches en productions.
La quatrième section met l’accent sur
la typologie « l’unité dans la diversité »
; les bijoux sont exposés par typologie ( allant de l’ornement
de tête aux anneaux de chevilles) à travers leurs spécificités
de fabrication et de décor selon les régions considérées.
Cette section est complétée par les bijoux masculins en
loccurrence les armes qui présentent parfois des pièces
exceptionnelles .
En préambule à ce volet, consacré
à l’art et à ses différentes manifestations,
seront présentés les outils servant à façonner
ou à décorer les bijoux.
Quant à la dernière section « parures
et costumes citadins et ruraux », elle mettra en évidence
la diversité des parures citadines(Fès, Meknès, Tanger,
Tétouan, Rabat-Salé)et rurales (Haut Atlas, Anti-Atlas,
Moyen Atlas, Sahara,).
A travers ces ensembles, liés au costume ou
à la coiffure, seront évoqués le mode et la manière
de port ( la localisation sur le corps ), mais aussi la permanence à
la fois des formes , de la matière , du décor, et de la
manière de port . A côté des parures féminines
, prennent place des parures masculines.

Le Musée
National de la Céramique à Safi.
Adresse :
Musée National de la Céramique Casbah-Safi
Tél. : (212) 44 46-3 8-95 |
 |
Le site où s'élève actuellement
le Musée national de la Céramique à Safi était
occupé auparavant par une citadelle "Kasbah" d'origine
almohade .
Etant un site militaire privilégié, les
Portugais (1508 - 1541) l'ont doté de la grande tour où
l'on remarque d'ailleurs les armoiries du Roi portugais Emmanuel.
Sous la dynastie Saâdienne, le sultan Moulay
Zidane équipa la forteresse en canons (datés et signés
par leur fondateur Hollandais du sceau de Moulay Zidane, et représentent
de merveilleux spécimens de l'art de la renaissance).
Vers le XVlllème siècle, le monument
est devenu un siège de séjour pour les rois et les princes
alaouites.
Sous le Protectorat français, il avait servi
de siège au Contrôleur civil. Après l'indépendance,
le monument a abrité successivement plusieurs administrations pour
devenir, en 1990, le musée national de la Céramique.
Disposition de l'exposition
Le Musée National de la Céramique se
compose actuellement de quatre sections. A droite de l'entrée principale
se trouve les sections de la céramique de Fès et de Meknès.
A gauche se situent les sections de la céramique de Safi et de
la céramique contemporaine.
1 - Section de la céramique verte
:
Cette section renferme trois vitrines et présente la céramique
monochrome verte qui se trouve dans toutes les villes du Maroc. Cela correspond
à :
- quelques pièces de la céramique verte de Fès et
de Safi
- de la céramique monochrome verte simple ou à décor
estampé ou/et sculpté s'inspirant de l'architecture musulmane
;
- différentes pièces utilitaires d'éclairage (lampes
à huiles, pots à huile, bouteilles représentant les
meilleures productions de la céramique vernissée verte de
Meknès et de Tamgrout.
2- Section Fès / Meknès :
Elle présente la céramique produite dans les ateliers de
Fès et de Meknès depuis le XVIIIème siècle
jusqu'aux début du XXème.
Le cadre architectural qui abrite cette collection
représente tous les éléments de l'architecture domestique
traditionnelle au Maroc du XVIIIème siècle : un patio carré
entouré de galeries à arcades richement décorées
en stucs sculptés et en bois peint. Au centre du patio, on remarque
les traces d'une ancienne fontaine à vasque. Deux chambres latérales
flanquent le patio de part et d'autre. L'une carrée, l'autre rectangulaire
très allongée, les deux chambres sont couronnées
de charpentes en bois sculpté et peint.
a) Salle 1 :
A droite de l'entrée, on trouve :
- différentes formes et différents motifs décoratifs
de la céramique bleue de Fès du XIXème siècle
;
- de la céramique polychrome de Meknès ainsi que les quatre
couleurs principales de la céramique au Maroc : bleu, vert, jaune
et brun sur un fond blanc. L'une des pièces présente la
Composition et la décoration correspondant aux modèles du
XVlllème siècle.
- de la céramique polychrome de Fès, avec les différents
motifs de décor à savoir le décor animal stylisé
(milles pattes, tortue), le décor floral et le décor géométrique.
b) Salle 2 :
A gauche de l'entrée, sont exposés
- des soupières "jebbanas" de différentes formes
caractérisant les meilleures productions de la céramique
de Fès.
- de différentes formes de "tabsils" et de "makhfia"
de Meknès, ainsi que les différents motifs et couleurs constituant
l'élément décoratif.
- un jet d'eau "khossa" à décor géométrique
bleu de Meknès.
3- Section de la céramique de Safi
:
Elle illustre l'évolution de la céramique de Safi depuis
l'arrivée du maître céramiste Boudjema LAMALI en 1918
jusqu'aux environs de 1980.
Elle se compose de six salles :
a) Salle 1 :
Dans cette salle sont exposées des pièces de la céramique
ancienne de Safi à décor monochrome bleu "Labraya"
sur fond blanc. Cela concerne :
- des plats de Safi de différentes formes, à décors
floraux ou géométriques bleus "Labraya".
- une cruche "Zir", un vase, et une jarre "Khabya"
ornés de motifs floraux et géométriques bleus "Labray".
b) Salle 2 :
les pièces exposées dans cette salle attestent la prédominance
de la couleur brune dans le décor de la céramique polychrome
de Safi.
A voir dans cette salle :
- deux vases et une cruche à deux anses qui démontrent la
diversité des formes et des motifs décoratifs où
domine la couleur brune.
c) Salle 3 :
Dans cette salle on assiste à un mariage harmonieux des couleurs
et des motifs décoratifs qui donnent à la céramique
de Safi son originalité et son authenticité. Les variations
des formes sont, elles aussi, représentées par différentes
pièces. On peut y voir :
- une pièce "taltiya nesssassi" produite par LAMALI.
Son décor "darj" est tracé en brun sur fond vert
;
- différentes formes de vases et une petite "makhfia"
produits par LAMALI et autres tels que BEN BRAHIM et ZIOUANI. Ils représentent
des motifs décoratifs polychromes ou monochromes variés
;
- une cruche "berrada" et un vase. Les deux sont décorés
en brun sur fond vert différentes formes de "Khabyas"
produites par le céramiste BEN BRAHIM qui illustrent les différents
et les principaux motifs décoratifs de la céramique traditionnelle
de Safi.
- différentes formes de "berrada" (berrada sans anses,
avec une seule anse ou avec deux anses). Leurs décors variés
sont tracés principalement en bleu sur fond blanc et reproduisent
les différents motifs.
d) Salle 4:
Dans cette salle, sont exposées :
- des pièces utilitaires de petites tailles, principalement des
"ghorrafs" de
différentes formes caractérisant les meilleures productions
de la céramique de Safi.
- des pièces utilitaires telles que les bougeoirs "haska"
et les petites cruches "berrada", mais aussi des pièces
décoratives tels que les vases et les "cora". Leurs formes
et leurs ornementations témoignent des richesses des décors
de la céramique de Safi ainsi que de l'habileté des céramistes
safiots.
- deux soupières "jbbana" de fonction utilitaire produites
par le maître céramiste Moulay Ahmed SERGUINI.
e) salle 5 :
Dans cette salle, on trouve des pièces illustrant:
- la technique de décor safiot appliquée directement sur
la céramique cuite sans engobe donnant ainsi au décor un
fond rosâtre ;
- différentes productions du maître céramiste Boudjema
LAMALI qui marqua, dès son installation à Safi en 1918,
un tournant important dans l'histoire de la production céramique
à Safi.
f) Salle 6 :
A y voir:
- une jarre à 2 anses plates ornées d'un décor floral
et géométrique polychrome sur fond bleu clair , offerte
au musée par le maître céramiste Serghini ;
- des pièces à décor "zayan" inspiré
des tapis berbères. Alors qu'à l'étage inférieur,
on découvre un vase à décor en relief géométrique
et floral tracé en noir sur un fond sans engobe, puis un vase orné
d'un décor géométrique à reflet métallique
et enfin une coupe à décor "Khidous" polychrome
inspiré de la tapisserie marocaine ;
- de rares spécimens de plats à reflet métallique
produits par le maitre céramiste Boudjema LAMALI. Leurs décors
sont composés essentiellement de figures humaines.
4- Section de la céramique contemporaine
:
Cette section est composée d'une seule salle, et représente
la céramique contemporaine produite actuellement dans les ateliers
de Fès et de Safi. Y sont présentés :
- à droite de l'entrée de la salle, trois pièces
(une soupière, une bouteille et une jarre à huile) de la
production contemporaine de Fès au décor monochrome bleu
sur fond blanc ;
- un ensemble de plats de différentes formes et de différents
motifs décoratifs bleu foncé de Fès;
- les principales productions de la céramique polychrome de Fès
à motifs géométrique, floraux ou calligraphiques
;
- un ensemble de plats polychromes de Fès;
- trois pièces de la production contemporaine de Safi qui reproduisent
les formes et les décors traditionnels anciens;
- une collection de la céramique contemporaine de Safi décorée
d'un motif répétitif floral bleu sur fond blanc ,
- à l'étage supérieur, un plat de Safi à décor
sculpté rayonnant autour du centre entouré, lui aussi, d'un
décor calligraphique représentant un verset coranique. A
l'étage inférieur, deux soupières "jobbanas"
reproduisent les techniques, les formes et les motifs décoratifs
anciens de Safi,
- une collection de la céramique contemporaine bleue de Safi produite
par Moulay Ahmed SERGHINI. Cette collection se caractérise par
un décor en écailles de poissons bleu foncé sur fond
bleu clair;
- une collection de la. céramique verte dorée de Safi. Cette
céramique dorée présente les dernières créations
des ateliers de productions céramiques à Safi,
- trois pièces qui représentent la céramique blanche
dorée de Safi ;
- un ensemble d'encriers de différentes formes produites à
Safi, dans le style de la céramique de Fès et du Tafilalet
;
- des pièces contemporaines de Safi reproduisant les formes, les
décors et les couleurs de la céramique ancienne de Fès
et du Tafilalt

Le Musée Régional
de la Céramique à Salé
Adresse :
Musée régional de la Céramique
Borj Sidi Ben Achir, Salé
-Maroc- |
 |
Le Musée de la Céramique à Salé
a été créé en 1994, il occupe un Borj situé
au sud-ouest du mausolée du saint Sidi Ben Achir dont il tire son
nom. Ce monument fut édifié au XVlllème siècle
sous le règne du Sultan Alaouite Sidi Mohamed Ben Abdellah. La
collection exposée est riche et variée, elle comprend de
la poterie et de la céramique de la région de Fès,
du Rif, de Salé et de l'Anti-Atlas. On y découvre également
des pièces exceptionnelles remontant à l'époque Almohade
(Xllème siècle) telles que des margelles de puits et deux
jarres magnifiques de l'époque Mérinide (XlVème siècle).
Une grande porte à arc brisé outrepassé
constitue l'entrée, principale du musée. Elle est construite
en pierre de taille. Après l'entrée un grand couloir mène
vers la plate- forme ; ce couloir est doté de quatre vitrines contenant
de la poterie du nord du Maroc, précisément de la région
du Rif. Ces pièce ont été toutes fabriquées
au début du XXème siècle, essentiellement par des
femmes. Le montage se fait avec la main et sans l'utilisation du tour,
c'est pourquoi les pièces ne sont pas parfaites. Des assiettes
aux marmites, des pots aux jarres, une seule coloration les réunie
tous ; c'est le rouge ocre et le noir, caractéristiques des pièces
du nord du Maroc. Ces pièces ne sont pas fabriquées pour
usage personnel.
Après le couloir, une grande porte mène
vers la plate-forme et qui donne une superbe vue sur la mer. Trois portes
s'ouvrent sur la plate-forme. La première à gauche sur une
petite salle. Elle est dotée de quatre vitrines qui contiennent
des pièces du sud et du nord du Maroc. Ainsi, la première
vitrine contient des pièces du nord marocain tels que deux braseros
(Kanounes) et une marmite du Ouarzazate et du haouz de Marrakech, ainsi
qu'un plat à crêpes du Rif La deuxième vitrine contient
six pièces du sud marocain qui sont trois pots à lait, un
vase, une petite cruche et une marmite. La troisième vitrine contient
neuf pièces toutes du nord et qui sont de petite taille, on trouve
une gargoulette, une petite cruche, un pot à eau, deux vases, trois
pots à lait et une cruche magnifique de la région de Beni
Mezguilda. La quatrième vitrine contient cinq objets deux du nord
et trois du sud qui sont respectivement deux pots à lait et deux
plats à crêpes et une cruche.
En plus des vitrines, il y a trois pièces posées sur sol
qui sont, une jarre de Beni Mezguilda (nord), un tajine slaoui et un couscoussier
La deuxième porte qui donne sur la plate-forme
est celle d'une salle moyenne qui est elle-même divisée en
deux parties. La première partie contient une vitrine dotée
de trois pièces du Haouz de Marrakech qui sont de grands plats
et un plat pour pétrir le pain. Ensuite on trouve dans cette même
partie trois étagères qui contiennent trois grandes jarres
du nord et deux pots à lait du sud (Ouarzazate). Enfin, et sur
un socle on trouve un instrument de tendeur appelé Leblat qui servait
à étendre la peau des animaux.
Dans la deuxième partie de cette salle on trouve
aussi une vitrine qui contient des pièces des différentes
régions du Maroc dont un magnifique matreb de Fès (flacon
à eau de fleur d'orange, un chaudron du nord deux cruches et un
pot à lait).
Dans cette même partie, on trouve une étagère
qui contient différentes jarres du nord et du sud du pays qui servent
à conserver les produits alimentaires.
La troisième porte qui donne sur la plate-forme
est en fait la porte de la salle principale du musée. En effet
cette salle contient des pièces uniques présentées
pour la première fois au public. Cette salle est divisée
en deux parties. La première partie était une cour ouverte,
maintenant elle est couverte par des vitres. Cette ancienne cour possède
trois galeries soutenues par des colonnes en pierres de calcaire. Ces
galeries abritent les magnifiques margelles de puits de l'époque
almohade du Xllème siècle. Ces pièces décorées
d'estampage sous glaçure monochrome, rappellent à maints
égards les oeuvres produites en Andalousie, notamment dans les
ateliers de Malaga. Cette collection a été découverte
en 1929 à Salé, à l'intérieur de Bab Chaâfa.
Dans cette même partie, on trouve trois beaux plats de Fès
de la fin du XIXéme siècle. Dans la deuxième partie
de cette salle, on trouve deux petites vitrines qui contiennent de petits
plats polychromes de Fès, une étagère en céramique
et un vase de Salé. De part et d'autre de cette salle on trouve
une étagère. En fin, on trouve une magnifique jarre du XlVème
siècle (époque mérinide) qui est unique au Maroc.
Elle est faite de céramique à décor gravé
et estampé sous glaçure monochrome.

Le Musée d’Al
Kasbah à Tanger
(Musée Provisoirement Fermé pour Restauration)
Adresse :
Musée d'Al Kasbah
Sahat El Kasba Tanger
Tél. : (+212) 39 91-20-92. |
 |
Le musée AI-Kasbah est installé dans
l'ancien palais connu sous le nom de Dar El Makhzen. Construit sous le
règne de Moulay Ismaïl, le Palais fut érigé
sur l'acropole (la Kasbah) de Tanger à la fin du XVllème
siècle, par le Pacha Ahmed Ben Ali Riffi. Il fut agrandi sous le
règne de Moulay El Hassan 1er. C'est dans ce Palais qu'il a reçu
les ambassadeurs européens en 1889. A cette date furent construites
les portes qui donnent sur le jardin "Bab Riad As-Sultan". Moulay
Youssef restaura la salle du trésor "Bit El Mal" et la
salle à colonnades.
ARCHITECTURE :
Chef-d'ceuvre d'architecture musulmane.
• Salles à plafonds en bois sculpté et peint ;
• Murs plâtrés, décorés d'arabesques
et de mosaïques islamiques (Zellige) ;
• Patio à ciel ouvert entouré d'un péristyle
à colonnes en marbre blanc soulevant des chapiteaux composites.
• Grand jardin (Riad As-Sultan) . Plantes exotiques, arbres fruitiers...
Collections :
En 1922 le Palais fut aménagé pour être transformé
en musée. Il comprend deux sections :
• Section ethnographique
• Section archéologique
Section ethnographique:
1 et 2. Bois
1 : Salle du trésor
Dans cette salle sont présentés des coffres géants
en bois de cèdre du XVlllème siècle, et un coffre
en fer clouté du XIXème siècle.
2 : Galerie des bois
Y Sont exposés des meubles et objets d'omement d'intérieur
marocains en bois sculpté et peint ; portes, plafond du XVlllème
siècle, frises sculptées du XlVème siècle,
grandes chaises de mariage en bois de cèdre sculpté et peint
de couleurs vives.
3. Textiles
Sont présentés dans cette salle les tissages ruraux et urbains
; couvertures, tapis et hanbels en laine caractérisés par
une grande diversité de conception, de décor et de couleurs
où se laissent reconnaître leurs lieux de fabrications: Aït
Youssi, Tazenakht, Rabat, Fès, Tétouan, Chaouen...
4. Ameublement traditionnel Marocain
La salle "Koubba Kebira" (la grande coupole) est meublée
de banquettes tapissées d'étoffes aux couleurs gaies, jonchées
de coussins. Le long des murs est couvert de Zellige.
5. Armes et harnachement
Dans cette salle ; sabres et fusils du XVIIIème siècle,
selles en cuir brodé de fil d’or, poudrières d'une
grande diversité de formes et de décors, poignard orné
de placages ou de fines découpures d'argent ou de cuivre, ciselés,
gravés ou ajourés sont des oeuvres d'art considérées
comme étant le "bijou" de l'homme, symbole de son prestige
et de sa tribu.
6. Cuir
La salle réservée au travail du cuir, présente plusieurs
articles de maroquinerie, coussins, poufs, portefeuilles, "choukara"
porte-documents de la région du Rif brodés de fines lanières
de cuir et ornés de longues franges.
Des babouches brodées au fil d'or et des reliures excisées
ou dorées reflètent un travail remarquable.
7. Bijoux et broderie
Cette salle offte au visiteur de petites synthèses sur les bijoux
marocains, citadins et ruraux.
Toujours en or, les bijoux citadins,( bracelets, pendants
d'oreilles, bagues,
colliers, porte-coran) très décoratifs aux formes élégantes,
témoignent d'une originalité, tant dans la technique que
dans le décor. Des bijoux ruraux sont représentés
par des pièces en argent très variés ; bracelets,
anneaux de cheville, fibules, bagues, pectorales... du Rif, du Moyen et
Haut Atlas, agrémentés d'émaux, de cabochons et de
pierres précieuses. Ils sont selon les régions niellés,
ciselés ou gravés d'une grande finesse d’exécution.
Broderie :
Une partie de cette salle est consacrée à la broderie. Cet
art riche et florissant par ses compositions, ses coloris et ses techniques
propres à chaque ville et qui témoigne d'un traditionnel
art de vivre, d'un goût raffiné et d’une parfaite maîtrise
: Nappe d'Azemour portant brodé le vieux thème des animaux
et de l'arbre de vie ; coussins et ornement de lit de Tétouan d'un
éclatement de couleurs vives et de bouquet de fleurs. Fès,
Rabat et Chaouen sont aussi représentées par de très
riches ouvrages. En complément ; des ceintures portées jadis
par les femmes, tissées en soie naturelle, en fil d'or et d'argent.
Section archéologique :
La collection de la section archéologique est exposée dans
les anciennes cuisines du palais, autour d'une petite cour. Le sol est
orné d'une des plus belles mosaïques découvertes à
Volubilis à savoir celle de la "Navigation, du Vénus"
Dans le rez-de-chaussée, on trouve des pièces
qui remontent aux temps préhistoriques provenant du site D'Achakar,
d'autres attribuées aux époques phénicienne et punique
et qui ont été découvertes essentiellement dans le
site de Kouass. On y trouve également des objets des époques
maurétanienne et romaine en provenance de Cotta, Tamuda et Lixus.
L'étage est consacré à l'époque
punique et romaine. A coté de la maquette grandeur nature du tombeau
punique de Moghogha, on trouve exposés du mobilier funéraire,
des inscriptions, des bijoux, des pièces en verre, des statuettes
en bronze, des fresques, des sarcophages en plomb ... de la céramique
et des pièces de monnaie.

Le musée des
Armes du Borj Nord à Fès
Adresse :
Musée des Armes Borj Nord -Fès-
Tél.: (212) 55 64-52-41
Le musée des armes se trouve dans un fort militaire
du XVIè siècle. Il fut construit en 1582 sur ordre du Sultan
Ahmed El Mansour pour surveiller et protéger la ville de Fès
contre les menaces étrangères. En 1963, ce fort
devint le musée des armes en abritant la collection de "Dar
snah". Installée auparavant au palais du Batha ,cette collection
provient en grande partie de la Makina, arsenal fondé par le sultan
Moulay Hassan 1 à la fin du XIXè siècle.
DISPOSITION DE L'EXPOSITION :
L'effectif global des pièces exposées au musée des
armes Borj-Nord est de 1089 réparties sur 15 salles. Leur disposition
est la suivante:
Entrée :
On y trouve deux sabres et deux fusils du sud marocain.
Salle 1 :
Elle conserve des haches, des galets aménagés, des pédoncules,
des hachereaux et autres armes représentant la chasse et la défense
aux ages préhistoriques.
Salle 2 :
Elle comprend des armes blanches : armes d'hast, dagues, haches, piques,
lances, hallebardes, fauchards et pertuisane puis des sabres marocains
et de divers pays : Indonésie, Algérie, Inde, Chine, Turquie,
Soudan, Viétname, Allemagne, Espagne, Italie, Perse et Angleterre.
Des poignards également du Maroc et de plusieurs autres pays tel
que le poignard indonésien du 17 ème siècle connu
sous la dynastie royale de Mataram . Ce poignard a été offert
au musée par le gouverneur de JAKARTA. Des harnachements de cheval
du Maroc et de l'Algérie y sont également exposés.
Salle 3 :
Elle présente des objets militaires : casque polonais, casques,
boucliers et brassards iraniens du début du XIXème siècle.
copies de boucliers italiens de différentes formes portant plusieurs
représentations de scènes de guère, une arme italienne
et une autre française.
Salle 4 :
On y trouve des photographies de fortifications différentes par
exemple le Krak et Kalat Maggîna, une copie d'espadon italien du
XVè, trois mortiers dont un avec support en bois et des fusils
de rempart allant du XVllè siècle au XIXè siècle
.
Salle 5 :
Y sont exposés deux types de platines à silex et à
rouet, des doseurs de balles avec accessoires. des moules à balles.
des pièces détachées. et explosif de la fin du XIXème
siècle récupérés à la Makina de Fès.
ainsi que divers types de fusils à partir du xv è siècle.
avec la platine à rouet. jusqu'aui XIXème siècle
avec l’alimentation par magasin à chargeur. On trouve également
une mitrailleuse Hotchkis du début du XXème siècle.
Salle 6 :
elle conserve une mitrailleuse française ayant été
utilisée à la première guerre mondiale (1914-1918).
une autre mitraillette belge fabriquée à Bruxelles en 1871.
On y trouve également des armes à feu et des poudrières
marocaines présentant la différence entre le sud, le nord
et le Moyen Atlas. Elles prennent des aspects variés selon les
régions et les matières de leur fabrication. Elles sont
rondes, ovales, plates ou en forme de poire ou de corne. Quelques-unes
sont recouvertes de clous, de cuir, d'argent et gravées de dessins
abstraits. On trouve également des tromblons, des fusils avec baïonnettes
qui les transforment en piques au moment du corps à corps, et dont
différents systèmes furent utilisés par exemple :
l'emmanchement dans la bouche du fusil ou la fixation par douille autour
de son canon. Encore y trouve t-on des cartouches de projectiles, des
explosifs, de la poudre, des balles, des chargeurs de balles, des fusils
de pays islamiques et européens, ainsi que ceux du type spencer
de grande rapidité utilisée dans la guerre américaine
de 1865.
Salle 7 :
Cette salle contient des fusils et carabines de plusieurs pays européens
et d'Amérique avec différents systèmes de percussion.
Salle 8 :
Elle ne présente que des revolvers depuis les anciennes fabrications
du XVIème siècle jusqu'aux pistolets automatiques de la
première moitié du XXème siècle. La collection
des colts américains y est remarquable.
Salle 9 :
Cette salle est consacrée à la chasse. On y trouve donc
des arbalètes, une fronde, une tête de buffle africain, des
lances, un piège. des munitions de chasse et de tire, deux fusils
de chasse de Tunisie accompagnés d'une poudrière en ivoire
et de fusils de chasse européens dont une datant du XVème
siècle est Le plus ancien fusil du musée.
Salle 10 :
On y trouve spécialement des canons marocains, dont un en bronze
remontant au XVIIème siècle, et européens, dont un
espagnol fabriqué en 1606, quatre canons du type Geripoval datant
de 1763 et un autre offert par le Roi GUSTAVE 111 de Suède au Sultan
du Maroc. On y trouve également des boules de canon avec divers
diamètres et un appareillage de fabrication marocaine pour nettoyer
les canons (Lanterne - Refouloir - Ecouvillon).
Salles 11-12-13 :
Ce groupe de salles comprend : les fusils du Nord et du Sud du Maroc qui
semblent avoir été utilisés lors de la bataille d'Oued
El Makhazine en 1578 ; des sabres citadins ou campagnards et de petits
sabres "Sboula".
Salle 14 :
On y trouve deux selles de cheval marocain du XIXème siècle.
Salle 15:
Elle présente une belle collection de poignards du XIXème
siècle richement décorés (ciselés, niellés
... ) dont les plus remarquables sont : celui avec le pommeau en queue
de paon et celui avec le pommeau en forme d'un chapeau de gendarme.
Sortie :
Y sont exposés deux fusils du Nord marocain et un canon marocain
en bronze remontant au XVIème siècle. Celui-ci est la plus
grande et majestueuse oeuvre au musée (il pèse 12 T pour
4,80 m de longueur), son chariot en bois et bronze est exposé hors
du musée près de la sortie. Selon la tradition orale ce
gigantesque canon, appelé "SIDI MIMOUN", a été
utilisé pendant la bataille des trois Rois.
Le Musée Archéologique
de Larache
Adresse :
Musée archéologique de Larache Ville de Larache
Tél. . (+212) 39 91-20-92 |
 |
Il a été inauguré en 1973,
dans un Borj construit par le sultan mérinide Youssouf Ben Abdelhaq
vers 1279. Il expose essentiellement les objets archéologiques
mis au jour dans l'important site de Lixus. La collection présentée
couvre une longue période de l'histoire du Maroc, allant de l'époque
phénicienne jusqu'à l'époque islamique en passant
par les époques carthaginoise, maurétanienne et romaine.
Malgré son espace restreint, le musée permet de découvrir
divers aspects du Maroc préislamique par ses nombreuses pièces
de monnaie et quelques objets antiques.L'on peut y contempler essentiellement
cette belle boucle d'oreille gravée au signe de Tanit, déesse
vénérée des Carthaginois, et qui témoignerait
de l'importance de l'élément punique dans le domaine de
la parure au Maroc, aux alentours des IV - IIIème siècles
avant Jésus Christ. L'héritage punique au Maroc résistera
au temps et jalonnera toute l'époque maurétanienne, tel
que l'attestent les pièces de monnaies qui portent l'écriture
néopunique, pour se retrouver même sous les romains.
Le Maroc islamique y est aussi largement représenté. On
y trouve, entre autres, des pièces des dynasties almohade, dont
le règne a duré plus d'un siècle, soit de 1130 à
1269, et mérinide, qui est venue juste après et est restée
donc de 1269 jusqu'à 1465.
L'exposition est conçue dans un
esprit chronologique :
La vitrine n°1 est réservée à
l'époque phénicienne et carthaginoise. Y sont exposées
des pièces en poterie et en céramique qui étaient
employées dans la vie quotidienne de l'époque.
La vitrine n°2 expose des oeuvres également
en poterie et céramique d'influence carthaginoise : vases, lampes
hellénistiques ainsi que des ustensiles d'importation romaine.
La vitrine n° 3 comprend: ustensiles en poterie et
céramique rouge (cruches, lampes à huile), balzamaires en
verre, mosaïques, outils de construction, objets de décoration
de maisons, meules de grains, outils de pêche, poids de mesure...
La vitrine n°4 présente des objets islamiques
tels que la céramique almohade dont un vase portant une inscription
en caractères marocains ainsi que des vases datant de l'époque
almoravide (pot à parfum, lampe à huile à grand bec...).
Exposé dans cette vitrine, le vase à boire (shurba), qui
date du début du XIIIème siècle, et qui est une pièce
exceptionnelle.
La vitrine n° 5 expose des monnaies remontant aux
époques phénicienne et carthaginoise, à l’époque
maurétanienne et à l'époque romaine. La plupart sont
en bronze. Certaines sont en argent tels que celles de Juba Il.

Le Musée Dar Jamaï à Meknès
Adresse :
Musée Dar Jamaï
Place Hadim -Meknès-
Tél. :(212) 55 5')-08-63 |
 |
Le bâtiment date de 1882 et doit son nom
au Vizir Abou Abdellah Mohamed Jamai, grand visir du Sultan Moulay Hassan
ler
A partir de 1916, une partie de cette demeure est
attribuée aux Beaux-Arts. D'architecture somptueuse comprenant
des décors de Zellige, du bois peint, du plâtre sculpté,
un jardin d'inspiration maroco-andalouse, il devint musée en 1920
sous l'appellation de "Musée des arts indigènes".
Depuis cette date, il abrite une collection de l'artisanat
meknassi, du Moyen Atlas et du Pré-Rif On y trouve représentés
les différents aspects du savoir-faire des artisans de ces régions:
sculptures sur bois, tissage, broderie, ferronnerie, orfèvrerie,
dinanderie, maroquinerie, etc.
Sur le plan architectural, l'un des éléments les plus importants
reste la salle à coupole embellie par des Zelliges, du plâtre
sculpté et du bois peint.
Actuellement le musée abrite une exposition sur : « Trame
des signes : le tapis » organisée dans le cadre des cinq
grandes expositions patrimoniales .
Cette exposition est organisée dans trois prestigieux
monuments de la capitale ismaïlienne : Dar jamai, Bab El Mansour
et Koubate Soufara(pavillon des ambassadeurs ).
Elle est divisée en plusieurs sections. La première
section présente les spécimens les plus anciens dans les
collections nationales, Les autres sections sont consacrées aux
productions desdifférentesrégions :Rabat, Moyen Atlas (Zemmour,
Guerouane, Zaîan, Beni Mguild,…)Haut Atlas (Glaoua),Haouz
de Marrakech, Chichaoua.
Chaque région ou centre de production se distingue
par sa chromée, sa composition , ses motifs, et ses techniques
notamment le nombre de points, le type de nœud (oriental, etc.) voire
même la qualité de la laine produite sur place.
Cette exposition évoque également la
situation ambiguë que vit aujourd’hui le tapis qui connaît
d’une part un dynamisme affirmé et une généralisation
au niveau de la production et d’autre part la perte d’une
certaine spécificité, la standardisation des styles voir
l’industrialisation des méthodes de production .
Par ailleurs on assiste au développement d’une
créativité parfois toute personnelle et individuelle.

Le Musée Sidi
Mohamed Ben Abdellah à Essaouira
(Musée Provisoirement Fermé pour Restauration )
Adresse :
Musée Sidi Mohamed Ben Abdellah
Derb Laalouj-Essaouira
Tél . : (+212) 44 47-23-00
Crée en 1981, le musée abrite des collections
à caractère ethnographique de la ville et de son aire culturelle
régionale. Ainsi on y trouve de la marqueterie. des instruments
de musique, des bijoux des armes. Ces objets sont considérés
comme étant spécifiques de la ville d'Essaouira et de sa
région et sont datés des XVIIIème et XXème
siècles.
Description de l'exposition
1 - Rez-de-chaussée
Il abrite des instruments de musique. Ces objets qui représentent
un patrimoine artistique musical marocain sont exposés suivant
leurs fonctions : liturgiques et socio- religieuses...
1-1- Le côté Ouest
On y trouve cinq vitrines dont quatre renferment des instruments de musique
utilisés par des groupes religieux tels que Gnawa, Issawa et H'mad'cha.
Quant à la cinquième vitrine, elle abrite quelques exemples
d'instruments de musique liturgique et sociolinguistique (circoncision,
mariage...
1-2- Le côté Est du patio
Il abrite quatre vitrines contenant des instruments de musique populaire.
, de la ville d'Essaouira. Cela concerne les instruments de musique berbère
- correspondant à la tribu des Haha (AHWACHE et RWAISS )- andalouse
et Malhoun ainsi que d'autres 'instruments utilisés lors des fêtes
populaires.
2- Ier étage :
Il est constitué d'un patio entouré de salles communicantes.
2-1- Patio des tapis
Ce patio est réservé aux tapis traditionnels de la ville
d'Essaouira et de ses environs. Y sont exposés aussi d'importants
outils utilisés pour le tissage de la laine.
2-2- Salles des tenues traditionnelles
Quatre salles abritent des tenues traditionnelles qui datent du XIXème
au XXème siècle. On y trouve un caftan brodé de la
femme citadine, une ceinture en cuir, un caftan brodé, un châle
en soie, une tenue juive en flanelle noire brodée, un costume d'homme
citadin du XIXème siècle, formé d'une veste, d'un
gilet et d'un pantalon bouffon. la tenue de la mariée berbère
(région des Haha), -constituée d'un châle brodé,d'une
dfina (robe de femme), d'un haik en laine tissée, d'un hzam (ceinture)
en soie et d'une paire de babouches en cuir jaune brodé-, la tenue
de la mariée juive -formée d'un caftan en velours et des
broderies en soie et fil d'or ainsi qu'une ceinture brodée en fil
d'or-, un caftan du XIXème siècle en flanelle de couleur
verdâtre et de motifs floraux, brodé sur les côtés
et une large ceinture en soie brodée de motifs géométriques
et végétaux, un caftan en flanelle jaune, connu sous le
nom de caftan de poignard, une djellaba d'hommes, en laine blanche tissée,
un "Façonner" sorte-de tunique et un habit du paysan,
en laine'blanche rayée en noir.
2-3- Salle des Bijoux.
La ville d'Essaouira est connue par ses bijoux berbères, arabes
et juifs et par ses techniques traditionnelles de fabrication : la ciselure,
la gravure... On trouve ainsi exposés dans cette salle : une variété
de colliers qui se distinguent par la forme, les signes et la technique
de fabrication ; ainsi que des pendentifs en forme de petite main. des
bijoux de femmes berbères (région de Haha) : boucles d'oreilles.
colliers, boucles de ceinture, deux bagues, deux bracelets, deux khelkhales...,
quelques types de bracelets de différentes formes (ciselés
et incrustés en pierres précieuses, soit niellés,
soit gravés en motifs géométriques et floraux). les
outils du nielleur et les plus importantes oeuvres traditionnelles ainsi
qu'un ensemble de bracelets, de boucles, de ceintures et des khelkhales.
Ces oeuvres argentées datent du début du XIXè siècle
jusqu'au X siècle.
2-4- Salle des Armes
Les armes sont à la fois des outils d'ornement et de protection.
Les vitrines de cette salle présentent les différents types
d'armes de la ville d'Essaouira qui datent du XVlllè siècle.
On y trouve : deux types de poignards : "Koumiyya" (poignard
courbé) et "Sboula" (poignard droit). Le bois, les cornes,
l'argent et le bronze sont les matières premières utilisées
dans la fabrication des poignées, les lames sont en fer, alors
que les fourreaux sont en cuivre ciselé. Le système d'accrochage
est constitué de deux anneaux avec une cordelière en soie,
quelques épées dont les manches sont essentiellement en
corne de cerf et les fourreaux sont en argent ciselé, deux types
de fusils "bouhabba" et "Bouchfar". Le premier se
caractérise par sa longueur moyenne et son système de lire.
le deuxième est plus long. De même, on y trouve un pistolet
et une boîte à poudre.
2-5- Salle du Bois
Le coté Ouest de la salle est réservé aux outils
traditionnels et aux matières premières utilisées
dans le travail du bois de Thuya. On y trouve aussi des meubles aux motifs
floraux et géométriques.
Sur le coté Est de la salle sont exposés des fragments de
plafond et des cadres de fenêtres. Le décor est fait de motifs
géométriques, floraux et peints en pigments naturels.
2-6- Patio des anciennes photos de la ville d'Essaouira
Le patio renferme des photos de la ville et de ses régions. Ces
photos nous permettent de donner une image de cette prestigieuse ville
pendant le début du XX siècle et de son mode de vie.
