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Crée
dans les années 20, ce musée abrite les trouvailles archéologique
mises au jour dans les différents sites fouillés à
l'époque, notamment ceux de Volubilis. Banassa. Thamusida...
Sa vocation est de présenter, à travers les vestiges qu'il
renferme, l'histoire du Maroc depuis la Préhistoire jusqu'à
l'époque islamique : outils des hommes préhistoriques,
mobilier néolithique, inscriptions libyco-berbères. splendide
collection de divinités romaines, statuettes en bronze ou en
marbre, céramique des premières cités de l'époque
islamique... Tout un éventail d'objets, d'outils y trouvent place
notamment les bustes en bronze de Juba II , de Caton. sans oublier des
chefs d'oeuvres comme les statues de l'éphébe couronné,
le vieux pêcheur, le chien de Volubilis... |
Présentation de l'exposition
Salle 1 - Expositions temporaires :
Cet espace est destiné à présenter temporairement
des expositions consacrées aux résultats de la recherche
archéologique au Maroc.
Les sites portés sur la carte ne représentent que les
principaux gisements connus à ce jour. La reprise des prospections
programmées enrichirait considérablement nos connaissances
en apportant de nouveaux documents sur les civilisations anciennes du
Maroc.
Salle2 - Rez-de-chaussé :
Cet espace est consacré aux civilisations préhistoriques:
De nombreuses civilisations préhistoriques sont connues au Maroc.
Chacune est caractérisée par un outillage spécifique.
La plus ancienne de ces civilisations est la Pebble-culture connue notamment
à Arbaoua, Douar Doum (région de Rabat) et à Casablanca.
La civilisation acheuléenne se trouve dans de nombreux gisements
à Sidi Abderrahmane, à Casablanca, à Daya El Hamra
près de Tiflet... C'est à elle que se rapportent les plus
anciens restes humains découverts au Maroc (Hommes de Sidi Abderahmane,
Rabat et Salé),
Plus tard apparaît l'Homo sapiens archaïque responsable de
la civilisation moustérienne (Homme de Jbel Irhoud). La civilisation
atérienne est spécifique au grand Maghreb : les seuls
témoins humains ont été mis au jour au Maroc (homme
atérien de Témara, de Dar Es Soltane et d'El Harhoura)
L'Ibéromaurusien est représenté dans de nombreux
gisements notamment à Taforalt et à lfri n'Baroud.
Avec le Néolithique apparaît un nouveau mode de vie. basé
sur l'agriculture et l'élevage et de nouvelles techniques (céramique,
pierre'polie) ainsi que l'art rupestre.
Parmi les sites les plus importants on retient les grottes de la région
de Tanger et de Tétouan, les nécropoles d'El Kiffen et
de Skhirat.
La civilisation protohistorique est surtout connue par l'art rupestre
du Haut Allas. La hache de cuivre de l'oued Akreuch et l'épée
de l'oued loukos en sont les seuls témoins archéologiques
actuellement connus.
Ier étage
- Archéologie islamique
Les premiers contacts du Maroc avec l'Islam datent du Vllème
siècle après J.-C. Très vite, la religion musulmane
est adoptée et le pays devient un de ses fervents défenseurs.
Les témoins matériels de l'Histoire du Maroc musulman
sont innombrables et variés. L'investigation archéologique
qui en révèle l'importance et les caractéristiques
n'en est encore qu'à ses débuts. Mais déjà
les quelques sites fouillés - dont certains sont présentés
pour la première fois - apportent la preuve d'un patrimoine riche
et varié, où se rejoignent le génie autochtone
et l'apport islamique: al-Maghreb al-Aqsa (le Maghreb extrême)
était véritablement un des foyers les plus actifs et les
plus prospères du monde musulman.
- Le site de Sala (Challah)
Ce site est l'exemple d'une ville maurétanienne et romaine active
et prospère jusqu'au IVème siècle après
J.-C.), devenue au Xlllème siècle une nécropole
royale. Les fouilles y ont révélé maints aspects
de sa première grandeur tandis que les vestiges islamiques y
témoignent d'un art de bâtir marqué par la finesse
et la richesse de certains thèmes du décor architectural.
Le patio:
Dans cet espace sont exposées certaines des meilleures gravures
du Maroc, telles que la stèle funéraire de N'khila, la
dalle portant gravé un poignard ou celle portant une inscription
lybique. Y sont exposées aussi , plaquées au mur, certaines
stèles votives, découvertes à Volubilis, et plusieurs
plaques portant des inscriptions latines. enfin on y trouve la fameuse
stèle d'Abou Yacoub Youssouf qui provient du Chellah. Le Jardin
Il regroupe une belle collection lapidaire qui se compose de stèles
lybiques, de chapiteaux, de bases de colonnes et de statues, de caissons,
de meules, d'autels, de cadrans solaires, d'une chaudière, d'un
regard d'égout, d'un fragment de voûte de thermes montrant
un splendide décor en mosaïque...
Salle 3 - Civilisations préislamiques
Les pièces les plus prestigieuses des collections provenant des
fouilles de Mogador, Volubilis, Banasa, Thamusida, Sala, ont depuis
longtemps été regroupées au Musée archéologique
de Rabat. Elles sont actuellement présentées en fonction
de grands thèmes qui rendent compte des principaux aspects des
civilisations préislamiques au Maroc.
La Présence des Phéniciens puis probablement des Carthaginois
est attestée sur les sites côtiers, jusqu'à Magador.
Plus tard, entre le IIIème et le Ier siècle avant J.-C.
se développe une civilisation rnaurétanienne, connue en
particulier par les céramiques peintes fabriquées à
Banasa.
A partir du dernier quart du Ier siècle avant J.-C., le royaume
de Juba II et de Ptolémée, derniers rois de Maurétanie,
est sous influence romaine. Les cités de Sala, Volubilis, Lixus,
Tingi, Taniuda, sont déjà des centres urbains à
cette époque.
A Partir de la création de la province romaine de Maurétanie
tingitane, l'empreinte de Rome se manifeste dans l'urbanisme des cités,
l'organisation du dispositif militaire, la mise en valeur des territoires.
Les fouilles ont mis au jour de nombreux témoignages de la vie
publique et privée des Hommes de cette époque ; elles
ont également fait ressortir la part d'originalité qui
distingue la province de Maurétanie tingitane des autres provinces
du monde romain.
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