Sauvegarde du patrimoine archéologique national : Le Ministère de la Culture et de la Communication appelle au respect des procédures relatives aux travaux de fouilles et de prospection

Dans le cadre de ses efforts pour valoriser et protéger le patrimoine matériel national, architectural et archéologique, lequel revêt une valeur culturelle, artistique, esthétique à l’échelle mondiale et de l’humanité et constitue un levier de développement global et un vecteur de l’économie patrimoniale, le Ministère de la Culture et de la Communication – Département Culture – veille à placer ce chantier au cœur de son programme opérationnel visant à en faire l’objet d’un investissement durable englobant l’ensemble des composantes et expressions du patrimoine.

A cette fin, et conformément aux dispositions de la Loi relative à la conservation des monuments historiques et des sites, des inscriptions, des objets d’art et d’antiquité, notamment l’article 45, le Ministère souligne que nul ne peut, sans y avoir été autorisé, entreprendre des fouilles, recherches terrestres ou marines dans le but de mettre au jour des monuments ou des objets mobiliers qui présentent pour le Maroc un intérêt historique, archéologique, anthropologique ou intéressant les sciences du passé et les sciences humaines en général.

Le Ministère veille à rappeler que si, au cours d’un travail quelconque, une fouille entreprise dans un but non archéologique met au jours des monuments, monnaies ou objets d’art et d’antiquité, la personne qui exécute ou fait exécuter cette fouille doit aviser immédiatement de sa découverte l’autorité compétente, conformément à l’article 46 de ladite Loi.
Il convient également de rappeler qu’il est formellement interdit de dégrader en aucune manière ni déplacer, sauf pour les mettre à l’abri, les monuments ou objets découverts. A défaut, la fouille est réputée faite en violation de la Loi susmentionnée.
Le Ministère appelle au respect de l’ensemble des procédures relatives aux travaux de fouilles et de prospection et souligne, en parallèle, l’importance du patrimoine matériel national, architectural et archéologique, en tant que composante de l’identité nationale et de la mémoire territoriale ainsi qu’un trait distinctif de l’être civilisationnel, appelé à être mis en valeur, sauvegardé et pérennisé.